Randonnée bivouac de 2 jours sur les Crêts du Pilat dans la Loire

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  • Post last modified:23 septembre 2020
Randonnée bivouac de 2 jours sur les Crêts du Pilat dans la Loire

Alors que nous devions nous rendre dans le Parc Naturel Régional du Pilat (qui se situe dans la région Auvergne-Rhône-Alpes) pour participer à un stage de survie de 5 jours à la fin du mois de juillet, nous avons décidé d’en profiter pour faire une randonnée de 2 jours sur les Crêts du Pilat. Nous avons découvert cette randonnée sur le site i-trekking et nous remercions donc Grégory pour le partage de cette courte itinérance. Nous allons vous partager notre expérience sur les sentiers des Crêts du Pilat et des photos de cette micro-aventure en France.

Caractéristiques techniques de l’itinéraire des Crêts du Pilat

  • Type : Boucle
  • Niveau : Moyen
  • Durée estimée : 2 jours
  • Distance : 27 km
  • Dénivelé positif : 1250 m
  • Dénivelé négatif : 1260 m
  • Trace GPX sur le site i-trekking

Notre expérience sur les Crêts du Pilat

Nous avons beaucoup aimé découvrir ce petit bout du Parc Naturel Régional du Pilat. Les paysages sont magnifiques, nous avons découvert des jolies forêts et des grands espaces ouverts avec l’horizon à des kilomètres. Nous avons également eu une interaction nocturne étrange que nous allons vous raconter dans les prochains paragraphes et nous avons eu la chance d’avoir un très beau temps. Mais passons donc à la suite !

Jour 1 – De la Croix du Collet (commune de Doizieux) au Crêt de la Perdrix

Nous sommes parties de la Croix du Collet vers 9h20 le premier matin. Nous n’étions pas pressées comme nous savions que nous avions une petite journée devant nous. Nous avons grimpé prêts de 2h avant d’arriver au premier point culminant, le Crêt de l’Œillon. La vue à cet endroit était incroyable, mais il y avait une petite foule (très petite, mais quand même) qui se trouvait sur une petite zone. Nous n’avons donc pas trainé et nous avons pris la direction du Col de l’Œillon avant de redescendre à Saint-Sabin.

Nous sommes ensuite montée jusqu’à la Chapelle de Saint-Sabin qui est, elle aussi, face à une vue incroyable. Il y avait bien moins de monde à cet endroit. Nous en avons donc profité pour faire une pause plus longue, profiter de la vue et prendre la seconde partie de notre pique-nique (il nous arrive de le faire en deux fois en randonnée lorsque nous n’avons pas trop faim le midi).

Depuis Saint-Sabin, nous avons suivi notre itinéraire en direction du hameau de Mantel, non sans faire une nouvelle petite pause près du ruisseau en bord de route pour rafraichir nos pieds et les revigorer pour faire cette dernière portion de la journée. Et ça fait du bien de tremper ses pieds dans l’eau froide lorsqu’ils sont enfermés pendant des heures dans des chaussures de randonnée.

Depuis Mantel jusqu’au Crêt de la Perdrix, c’est principalement de la montée. C’est également la partie la moins agréable de l’itinéraire. Le sentier sur lequel on marche un bon moment a comme été ravagé, les arbres ont été arrachés, détruits, laissés sur les bords des chemin sans aucun respect. C’était triste de voir ça alors que nous sommes dans un parc naturel (et ça reste triste lorsque nous sommes dans un lieu privé aussi), car voir la nature dévastée de cette manière est perturbant ! Le manque de respect de l’humain envers la nature n’est plus surprenant, mais toujours aussi énervant.

Nous avons trouvé notre havre de paix pour la nuit sur le chemin, un joli spot sous les bois, en retrait du chemin, et où nous étions très peu visible. Nous avons donc installé notre camp et préparé notre repas avec la compagnie d’une très jolie coccinelle qui nous a tenue compagnie un moment.

Au milieu de la nuit, notre sommeil a été perturbé par un visiteur à quatre pattes. Cette visite s’est passée en quatre temps :

  1. Nous avons entendu du bruit dans la forêt dans la soirée, rien de bien perturbant pour moi. Enora est, quant à elle, restée plus sur le qui-vive et a eu du mal à s’endormir.
  2. Au milieu de la nuit, alors que je dormais profondément et que je rêvais, j’ai été tirée du sommeil par un animal au galop. Mon rêve, dont je ne me souviens plus de tout, est passé d’une situation « normale » à une « boite de nuit » (les galops de l’animal remplaçaient les beats de la musique 😅) puis je me suis pleinement réveillée en entendant une respiration rapide et profonde près de la tente. Alors que j’aurais été moins impactée habituellement, la façon dont j’ai été réveillée m’a mise dans un état proche de la panique.
  3. L’animal a reniflé tout autour de la tente puis est parti en courant tout en aboyant à tue-tête. Un chien ? Un chevreuil ?
  4. Tranquillement, il est revenu (lui ou un autre ?) brouter autour de la tente, on entendait l’herbe se faire arracher comme si c’était un cheval.

Du coup, avec tout ça, nous étions plus rassurées d’entendre l’animal brouter prêt de la tente plutôt que le silence lorsqu’il n’était pas là ! 😅 Par la suite, en nous renseignant puis avec une autre expérience vécue pendant notre stage de survie quelques jours plus tard, nous avons conclu que nous avons eu à faire à un chevreuil cette nuit-là ! Rien de grave, rien de dangereux, mais être enfermées dans une tente et englobées d’une nuit noire a un effet impressionnant sur le mental qui commence à se faire de sacrés films.

Jour 2 – Du Crêt de la Perdrix à la Croix du Collet

Au matin, un peu fatiguées de cette nuit mouvementée, nous nous sommes levées très tôt pour attaquer notre journée. Nous avons rejoint le Crêt de la Perdrix juste au dessus de notre spot de bivouac et alors que la vue était incroyable et majestueuse avec ces nuages gris et des percées de soleil, nous n’avons pas trainé car le vent froid soufflait au sommet.

Nous avons donc repris notre chemin, non sans manger quelques myrtilles en route et, tout en discutant, nous avons loupé un embranchement et fait un petit détour qui nous a fait perdre 20 minutes environ, mais qui nous a fait marcher dans un joli sous-bois. Nous avions la journée devant nous, ce n’était donc pas un problème.

Nous avons donc retrouvé le Refuge de la Jasserie par un autre chemin puis nous avons suivi la trace GPX jusqu’à La Roche (par un chemin pentu et rocheux peu agréable, similaire à celui de la veille que nous n’avions pas aimé). Direction le village de Doizieux où nous avons également vu un « hôtel religieux » de chasseur, à vomir ! Nous nous sommes mises à détester tous les gens qui se permettent d’exposer les cadavres des animaux qu’ils tuent avec tant de plaisir, une pratique que nous n’arrivons pas à comprendre non plus, toujours le manque de respect de l’humain envers la nature, envers la vie autre que la sienne ! 🤬

Et depuis le village, une dernière portion toute en montée nous a permis de rejoindre notre point de départ, la Croix du Collet.

Se rendre au point de départ de la randonnée des Crêts du Pilat

Cette randonnée des Crêts du Pilat démarre à la Croix du Collet. Il est difficile, si ce n’est impossible, de faire cette randonnée sans avoir son propre moyen de transport pour se rendre à la Croix du Collet. Il est, par contre, possible de prendre un train entre Saint-Étienne et Saint-Chamond puis un bus de Saint-Chamond à Doizieux et de commencer la randonnée depuis ce village, qui est sur l’itinéraire, plutôt que de la Croix du Collet.

Notre équipement pour ces deux jours de randonnée

Nous sommes parties avec le strict minimum pour cette randonnée itinérante de deux jours dans le Parc Naturel Régional du Pilat, même si nous allions faire du bivouac.

Notre équipement pour faire les Crêts du Pilat en deux jours

Équipement Enora

Équipement Candie

Recommandations, règlementations et informations pour bien vous préparer pour cet itinéraire sur les Crêts du Pilat

L’eau : Si vous partez avec une poche à eau de 2L et une gourde de 750 ml ou 1L, vous devriez être capable de tenir facilement la première journée. Il y a une fontaine au hameau Mantel, juste avant de faire la dernière portion avant le Crêt de la Perdrix. Le lendemain, il vous sera possible de vous ravitailler en eau à une source à un hameau juste avant La Roche.

Le feu : « LE FEU EST STRICTEMENT RÉGLEMENTÉ – L’article L322-1 du code forestier interdit de « porter ou d’allumer du feu à l’intérieur et jusqu’à 200m des bois, forêts, plantations, landes et maquis ». Dans la Loire, l’emploi du feu est interdit pour des feux de camps, pour l’utilisation de réchaud ou de barbecue (sauf à proximité d’une habitation dotée de l’eau courante) comme le précisent 2 arrêtés préfectoraux*. Seuls les agriculteurs et les forestiers sont autorisés à incinérer les végétaux et leurs rémanents générés dans le cadre de leurs activités professionnelles. Ces opérations sont soumises à déclaration préalable en mairie et ne sont possibles qu’en dehors de la période estivale allant du 1er juillet au 30 septembre.* arrêté préfectoral du 8 mars 1974 complété par celui du 11 juillet 1984 ». Extrait règlementation Camping et Bivouac Pilat. Pour manger, favorisez des repas froids type pique-nique ou des lyophilisés qui peuvent être préparés avec de l’eau froide.

Le balisage : Le balisage de cet itinéraire est un calvaire. ous vous conseillons fortement d’utiliser la trace GPX et de surveiller régulièrement où vous en êtes. Il est facile de louper une intersection, de ne pas trouver le lieu où l’on va sur les panneaux, etc. Le balisage lui-même change de forme et de couleur au cours de ces deux jours ! Un bordel monstre on vous dit ! 😅

Pour terminer, nous ne pouvons que vous recommander d’aller faire cette randonnée sur les Crêts du Pilat si vous habitez dans les environs, si vous prévoyez d’y aller et si vous voulez faire une petite itinérance de mise en jambe. Accessible et agréable, elle vaut le déplacement.

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Prendre le temps de découvrir un bout du Parc Naturel Régional du Pilat au cours d'une randonnée de 2 jours sur les Crêts du Pilat. #Randonnée #Itinérance #France
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Candie

Je voyage depuis des années, voyage au long cours en backpacking, voyages courts près de chez moi, expatriations, et je ne m'en lasse pas ! Ce qui me fait vibrer dans tout ça : la nature et les rencontres ! Mais aujourd'hui, la planète est en danger et nous sommes tous responsables. Mon but est donc de partager et d'échanger pour qu'ensemble on se dirige vers un tourisme éco-responsable et un plus grand respect de notre habitat, Terre Mère.

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