La randonnée pour apprendre à se connaître

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  • Post last modified:18 mai 2020
La randonnée pour apprendre à se connaître

La randonnée est une pratique sportive qui apporte beaucoup de bienfaits sur la santé, mais également sur le mental et le moral. La randonnée permet d’apprendre à s’observer, à s’écouter et donc à se connaître plus profondément que dans une routine de la vie quotidienne « sans embuches » et sans nouveauté qui nous force à repousser certaines limites.

La randonnée, une pratique sportive

Comme tout sport, la randonnée est une pratique qui apporte beaucoup de bénéfices sur la santé. Pour en citer quelques uns :

  • Entretien physique
  • Renforcement musculaire
  • Renforcement du système immunitaire
  • Renforcement du système cardio-vasculaire
  • Réduction du stress
  • Élimination des toxines
  • Éveil des sens

On a abordé plus en détail les bienfaits de la randonnée sur la santé dans un article dédié qu’on vous invite à aller voir.

La randonnée, une pratique spirituelle et psychologique

La randonnée peut également avoir un fort impact spirituel et psychologique chez certaines personnes. On peut notamment citer les bienfaits suivants :

  • Retrouver un rythme plus lent, plus humain
  • Être présent dans le temps et l’espace
  • Immersion et observation dans et de ce qui nous entoure
  • Se recentrer, se ressourcer
  • Être plus à l’écoute de soi
  • Être présent à soi-même
  • Être bienveillant envers soi-même
  • Transformation et évolution intérieur
  • Apprendre sur soi

Au-delà d’une simple pratique physique, c’est donc tout un apprentissage sur soi qui découle de la randonnée. On s’en rend vraiment compte en pratiquant.

Pour illustrer nos propos, nous allons vous parler de nos expériences respectives de randonnée qui n’ont pas toujours été simples, vous le verrez. Puis nous allons partager avec vous l’expérience de deux autres personnes qui amènent à réfléchir.

Nos expériences personnelles qui nous ont permis d’apprendre sur nous-même

Certaines expériences dans la vie nous aident à en apprendre plus sur nous-même. Ces expériences sont parfois douloureuses, que ce soit mentalement, psychologiquement ou encore physiquement. Ici, en abordant le sujet de la randonnée, nous allons bien sûr aborder le côté physique du sujet. Candie va vous parler d’une randonnée au Népal qui a été plus difficile que prévu et Enora de son premier trek, le Tour du Mont-Blanc qui lui a « ouvert de nouvelles perspectives ».

L’expérience de Candie au Népal sur le Trek des 3 Cols

Quand je suis partie pour le Népal, le 16 Avril 2019, j’étais déjà fatiguée. J’étais fatiguée car, à peine deux mois plus tôt, je suis rentrée avec Enora de notre voyage d’un an en Amérique Latine, car pendant tout le mois de Février et Mars, je me suis entrainée pour aller faire ce trek au Népal et que juste avant de partir j’ai participé à un salon professionnel intense avec des soirées, des rencontres, beaucoup d’animation et de concentration.

En arrivant au Népal, ce n’était donc pas juste le décalage horaire qui m’était tombé dessus, c’était beaucoup d’accumulation de fatigue. À peine 72 heures après être arrivées au Népal, nous partions pour Lukla, à 2860 mètres d’altitude, dans la région de l’Everest, pour aller faire le Trek des 3 Cols. Environ 166 km de marche sur 15 jours et des pics d’altitudes au-delà des 5000 mètres au-dessus du niveau de la mer nous attendaient.

Les premiers jours de trek se sont très bien passés. En revanche, dès le troisième soir le premier problème est survenu. Nous passions notre seconde nuit à Namche Bazaar et j’ai eu une indigestion de Momo (un plat local) dans la nuit, alors que le lendemain nous reprenions la marche. Nous avions près de 13 km à faire ce jour-là et près de 1000 mètres de dénivelé positif cumulé à monter dans la journée. Heureusement, en évitant de manger, j’ai pu terminer la journée sans embuche et le repas du soir, une légère soupe, est bien passé.

Malheureusement pour moi, les embûches ne se sont pas arrêtées à cette indigestion. Cinq jours plus tard, au réveil, force est de constater qu’un gros problème m’est tombé dessus : le MAM (Mal Aigu des Montagnes). Deux jours plus tôt, nous avions passé le plus haut col du trek, le Kong Ma La Pass, à 5535 mètres d’altitude. Cette journée avait été très difficile. Nous étions parties de Chunkkung, à environ 4900 mètres d’altitude pour monter au Kong Ma La Pass puis redescendre à Lobuche à environ 4900 mètres d’altitude également. La première partie ne faisant que monter, nous avons pris près de 600 mètres de dénivelé positif dans les dents en quelques heures pour ensuite perdre ce même dénivelé dans l’après-midi. J’étais vidé le soir. Le lendemain, nous devions simplement rejoindre Gorak Shep depuis Lobuche, près de 4 km de marche, poser nos affaires au lodge puis faire l’aller-retour jusqu’au Camp de Base de l’Everest. Cette dernière partie a été au dessus de mes forces. Je n’ai pas pu aller au bout, je n’avais plus de force. Mon amie et le guide ont continué sans moi et je me suis posée au soleil quelques heures en les attendant avant de rentrer au lodge.

Le lendemain matin, je me suis donc réveillée avec le MAM. Le tant redouté mal des montagnes qui pèse, tel une épée de Damoclès, au dessus de la tête de tout randonneur s’aventurant en haute montagne. Je me sentais comme désarticulée. C’était comme si je n’étais plus en contrôle de mon corps, ni de mes pensées non plus. J’avais l’impression de ne pas pouvoir contrôler mes yeux, comme s’ils tournaient dans mes orbites (je devais surtout avoir des vertiges 😅). J’ai dû demander l’aide de mon amie pour m’habiller et pour me déplacer. Les murs étaient également devenus mes soutiens. Il va sans dire que ces symptômes étaient les premiers signes d’un œdème cérébrale. Par dessus tout cela, j’ai également commencé à tousser et à cracher une bile marron (excusez-moi pour les détails), ce qui est, cette fois, le premier signe d’un œdème pulmonaire.

Bien sûr, dans ces conditions, continuer le trek initial, le Trek des 3 Cols, était impossible. Nous devions redescendre au plus vite pour que je puisse faire baisser la pression dans mon corps et ne pas aggraver ces débuts d’œdèmes. Mon guide a mentionné l’évacuation par hélicoptère, mais au fond de moi, je sentais que malgré la difficulté qu’allait représenter cette journée, ce n’était pas nécessaire de prendre de telles mesures.

J’ai donc pris mon mal en patience, et surtout « remonté mes manches », puis j’ai mis un pied devant l’autre en répétant dans ma tête un mantra pour m’aider à avancer « un.pas.après.l’autre » et ce incessamment pendant les premières heures de la journée. Je devais m’arrêter tous les quelques mètres pour reprendre ma respiration et reposer mes jambes qui n’avaient plus de force. Mes meilleurs alliés ce jour-là étaient mes bâtons et heureusement que mon amie d’enfance n’était pas loin pour me rassurer et me motiver !

Après plus d’heures qu’il en aurait fallu pour marcher 10 pauvres kilomètres, nous sommes arrivées à Periche. J’étais tellement mal que j’ai inquiété la propriétaire du lodge où nous restions. Ce qui était bizarre, c’est que pour moi, à part une grosse lassitude et une fatigue extrême, je ne me sentais plus « malade » à ce moment-là. Le lendemain, j’ai passé la journée à dormir et le jour suivant nous avons repris notre marche pour reprendre la direction de Namche Bazaar. Cette journée était encore très épuisante, je devais encore me motiver à chaque pas pour continuer. Par contre, la journée suivante, j’allais beaucoup mieux, au point que le jour où nous quittions le trek, deux jours plus tard, à part pour la fatigue, c’était vraiment comme s’il ne m’était pas arrivé quelque chose de si grave, quelque chose qui peut être fatal…

Ce que j’ai vraiment appris sur moi avec cette expérience, c’est ma force de volonté. Le jour où je me suis levée avec le MAM, j’aurais pu abandonner à n’importe quel moment, m’assoir sur un rocher et refuser d’avancer plus. Pourtant, en me répétant inlassablement « un.pied.devant.l’autre », je suis arrivée au bout, j’ai avancé, j’ai tout donné pour terminer cette journée.

Je me suis aussi beaucoup demandé pourquoi j’étais allée me mettre dans « une merde » pareille ?! Je me suis demandée ce que je faisais là et je me suis dis un paquet de fois ce jour-là que j’étais complètement timbrée. Et pourtant, une fois rétablie, j’ai réalisé que j’aimais trop la montagne et que cette expérience m’a montré que je ne pouvais pas m’en dégouter.

J’ai donc découvert la profondeur de mes ressources intérieures, mes ressources mentales et mes ressources physiques, car il me fallait les deux pour avancer quand tout ce que je souhaitais était de lâcher l’affaire.

>> Connaître les détails de ce trek et voir des photos des paysages incroyables de cette région du monde.

L’expérience d’Enora sur le Tour du Mont-Blanc

Le Tour du Mont-Blanc était mon tout premier trek, ma toute première randonnée sur plusieurs jours en montagne. Nous étions en 2017 et avec Candie nous nous lancions pour 9 jours de marche. Pour moi, c’était une grande première, je n’étais pas vraiment une randonneuse avant ça et j’ai dû me préparer physiquement plus de 6 mois à l’avance pour me mettre en condition. Je partais d’un niveau sportif en hibernation total depuis des années. Il y avait donc du travail !
Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre pour ce trek. Je ne me rendais pas compte des difficultés que je pourrais rencontrer en randonnant en montagne, les dénivelés, etc. Mais je me suis préparée au maximum avec les informations et conseils que je pouvais glaner ici et là.

Arrivé le jour J, nous nous sommes élancées sur le sentier. Il grimpait directement assez sec et au bout de 15 min de marche en montée, j’ai craqué. Littéralement. Mon sac me paraissait lourd et me tirait sur les épaules. C’était la première fois que je portais vraiment un sac comme ça. J’étais à bout de souffle, toute rouge et les larmes me sont montées aux yeux.

En trekking, au bout de quelques jours vient souvent la période de remise en question « Mais qu’est-ce que je fais là ? », « Pourquoi je me fais subir ça ? ». Vous devez connaître ça aussi j’imagine si vous randonnez un peu. 😊 Et bien moi, je l’ai eu au bout de 15 min de marche (puis plusieurs fois tout au long du trek)… À ce moment-là, j’avais deux choix : abandonner directement et rentrer, être déçue de moi et rester sur un échec ou bien continuer le trek et prendre mon courage à deux mains et ne pas me laisser abattre dès la première difficulté.

J’ai opté pour la deuxième option après avoir bien soufflé et repris mes esprits. Au final, j’ai trouvé mon rythme, qui n’était pas celui de Candie, qui est plus rapide et endurante que moi. Ce trek aura été pour moi un beau challenge et une belle manière d’apprendre sur moi-même, sur mes capacités physiques et mentales. Ce fut une expérience inoubliable et riche, bien que pas toujours facile, qui m’a ouverte à de nombreuses nouvelles aventures que je n’aurais pas cru possibles avant. C’était un nouveau champs des possibles qui venait de se dévoiler à moi et le début d’une longue série de randonnées et treks !

De cette expérience, j’ai appris à me dépasser et ne pas abandonner à la moindre difficulté. Dans la vie de tous les jours, il est souvent facile de rester dans sa zone de confort, de rester sur ses acquis et de reculer au moindre obstacle. Quand tu es au milieu des montagnes, tu n’as de toute façon pas vraiment le choix que d’aller au bout de ta journée, même épuisée.

J’ai également gagné en estime de moi et en fierté. J’ai été capable d’aller au bout de ces neuf jours de marche alors qu’un an avant j’avais pas mal de kilos en trop et un niveau sportif au ras des pâquerettes. Si on m’avait dit quelques années auparavant que j’irai parcourir autant de kilomètres à pied en montagne, j’aurais rigolé. Et pourtant. Ce sentiment de fierté et d’accomplissement n’a pas de prix.

En randonnée, tu te retrouves seul.e face à toi-même en marchant. Tu es seul.e face à tes doutes, face à tes moments durs physiquement. Il faut donc s’écouter, écouter son corps, écouter ses pensées qui traversent sa tête. Et petit à petit, on apprend à mieux se comprendre, mieux comprendre ses forces et ses faiblesses et comment les contrer. On apprend à mieux gérer son effort physique en trouvant son rythme et à renforcer sa force mentale pour devenir plus tenace.

Le mental joue d’ailleurs une place primordiale, autant voire plus que ses capacités physiques. Lorsque ton corps est à bout, épuisé, et que tu dois encore marcher pour atteindre ta prochaine étape, c’est ton mental qui va prendre le dessus et te permettre d’avancer. De ce côté là, il est certain que j’ai réussi à renforcer mon mental grâce à ce Tour du Mont Blanc. Le mental est un de mes points faibles. Ce trek m’aura aidé à progresser et chaque randonnée que je fais depuis est un pas de plus vers une force mental de plus en plus développée et maîtrisée. Et c’est aujourd’hui bénéfique dans de nombreux aspects de ma vie.

La randonnée m’a également appris à m’adapter aux conditions imprévues (blessures physiques par exemple – j’ai eu des grosses ampoules aux talons pendant les neuf jours autour du Mont-Blanc puis une grosse douleur aux genoux, le syndrôme de l’essui-glace, qui m’a bien handicapé).

Depuis cette expérience de trekking, je me suis découvert une passion et j’ai continué à beaucoup randonner. J’ai énormément progressé et je le vois au file de mes sorties ce qui est d’autant plus motivant ! Et puis, on a beau parfois souffrir ou galérer sur les sentiers, on en redemande encore. 😊

Personnellement, en me mettant à la randonnée, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait tout un travail de développement personnel qui se fasse intuitivement pendant la pratique. Et c’est une très belle surprise.

>> Connaître les détails de ce trek et voir des photos des paysages incroyables de cette région du monde.

> Je partage plus en détail mon retour d’expérience du Tour du Mont-Blanc dans cet article. (s’ouvre dans un nouvel onglet) »>>> Je partage plus en détail mon retour d’expérience du Tour du Mont-Blanc dans cet article.

D’autres personnes racontent leurs expériences de découverte d’eux

D’autres personnes avant nous ont raconté leurs propres aventures et ce que ça leur a apporté. Parmi ces personnes, on retrouve Cheryl Strayed qui a traversé le PCT (Pacifc Crest Trail) seule en 1996 et Robyn Davidson qui a parcouru 2700 km à travers le désert australien avec trois chameaux et un chien en 1977. Il y a bien sûr beaucoup d’autres personnes comme Sarah Marquis, Linda Bortoletto, Sylvain Tesson, etc. Nous avons cependant choisi de vous parler de ces deux premières femmes dans cet article.

Cheryl Strayed sur le Pacific Crest Trail

En 1996, Cheryl Strayed est partie seule pour traverser le PCT. Elle avait 26 ans. Quatre ans plus tôt, sa mère (avec laquelle elle avait une relation fusionnelle) est décédé d’un cancer foudroyant. Ce traumatisme a entrainé Cheryl dans une spirale auto destructrice et une descente aux enfers qui aurait pu la conduire aux portes de la mort si elle n’avait pas su se ressaisir.

Son désir de traverser le PCT est venue avec l’idée de « marcher pour retrouver la personne que sa mère pensait qu’elle était ». Elle est donc partie seule et sans aucune expérience préalable en trekking ou bivouac et a marché seule pendant 94 jours du désert de Mojave en Californie jusqu’au Pont des Dieux dans l’Oregon.

Copyright : Cheryl Strayed

Suite à son aventure, elle a écrit un livre, Wild, dans lequel elle raconte tout ce part quoi elle est passée durant ce long périple.

Dans son livre et dans divers interview sur le net, elle mentionne que le fait de s’être retrouvée seule face à elle-même lui a permis de gérer ses douleurs psychologiques. C’est également quand elle a enfin accepté le fait d’être seule, qu’elle a mis un pied devant l’autre (même lorsqu’elle voulait abandonner), qu’elle a finalement atteint l’autre côté de son deuil et de sa douleur, elle avait atteint la phase d’acceptation.

Pendant cette marche, elle a aussi réalisé que sa conscience avait changé et elle savait qu’elle ne tomberait jamais aussi bas dans sa vie que là où elle en était avant de faire le trek.

Copyright : Cheryl Strayed

Extrait de son livre Wild :
« Ce qui m’a le plus frappé sur le Pacifc Crest Trail – un constat qui tout l’été, m’a semblé si profond et si simple à la fois, comme cela arrive fréquemment – c’était à quel point ma marge de manœuvre était limitée. Bien souvent, je me trouvais contrainte de faire ce qui me plaisait le moins. Il n’y avait pas d’issue, pas de déni possible. Pas de martini pour faire passer la pilule, pas de roulades dans la paille pour adoucir les choses. Ce jour-là, agrippée au chaparral, le doigt en sang, terrifiée à l’idée que le taureau revienne, j’ai réfléchi aux différentes possibilités qui s’offraient à moi. Il y en avait deux, et elles revenaient au même. Soit je repartais en arrière, soit je continuais pour arriver là où j’avais prévu d’aller. Le taureau songeais-je amèrement, pouvait aussi bien se trouver d’un côté ou de l’autre puisque je ne l’avais pas vu partir. J’avais donc le choix entre le taureau qui me ferait revenir sur mes pas, et celui qui me pousserait vers l’avant. Alors j’ai opté pour la deuxième option. »

Nous vous invitons à lire le récit de Cheryl Strayed dans son livre Wild. Il permet vraiment de se plonger dans la tête de Cheryl et de ressentir le chemin qu’elle a parcouru, littéralement et psychologiquement. Il y a également une adaptation cinématographique du même nom, Wild, réalisé par Jean-Marc Vallée et avec Reese Witherspoon interprétant Cheryl.

Robyn Davidson a traversé le désert d’Australie sur 2700 km

Robyn Davidson a 27 ans quand elle part d’Alice Springs, au centre de l’Australie, pour traverser tout le désert de l’Outback Australien jusqu’à l’Océan Indien. Son but premier dans cette entreprise était justement d’apprendre à se connaître, (se) prouver qu’une personne ordinaire est capable de tout et que chacun de nous est aussi puissant que nous nous permettons de l’être.

Copyright : Robyn Davidson

Robyn explique elle aussi que sa conscience a changé au cours de cette aventure. Pendant des mois, elle était seule (alone), mais pas seule (lonely)*. Présente dans le moment présent, elle n’avait pas besoin de penser à autre chose que le moment dans lequel elle était. Dans le désert, face à la chaleur, la déshydratation et aux divers dangers qu’elle rencontrait, le passé avait disparu et le futur n’existait pas encore.

Robyn Davidson a partagé le récit de son aventure dans son livre Tracks. Celui-ci a également été adapté au cinéma avec Mia Wasikowska interprétant Robyn. Nous vous invitons grandement à découvrir son histoire qui vous transportera ou vous ouvrira très certainement de nouvelles perspectives comme ça a été le cas pour nous.

*En anglais, il y a deux variante du mot « seul.e ». Alone est une solitude physique, lonely est une solitude morale, psychologique.

Pourquoi la randonnée permet-elle de nous reconnecter à nous-même ?

La randonnée nous permet de nous recentrer dans nos corps. À notre époque, depuis que nous sommes gamins (peu importe notre âge actuel), on nous a probablement toujours dit qu’il fallait qu’on se tienne tranquille, qu’on soit sage, qu’il fallait qu’on arrête de bouger… En gros, on nous a toujours mis dans des cages mentales, des cages dans lesquelles nous avons fini par nous maintenir nous-même et ce même si les portes ne sont pas cadenassées.

J’en viens au fait qu’en tant qu’adultes, nous avons perdu l’habitude de faire circuler l’énergie vitale dans nos corps car nous sommes principalement dans nos têtes. Il s’avère qu’aujourd’hui, 80% de notre énergie est concentrée dans notre tête contre 20% dans notre corps. Nous avons pourtant besoin des deux pour bien vivre.

La randonnée nous permet donc d’entrer à nouveau en contact avec notre corps et de faire circuler notre énergie vitale. En utilisant notre corps, on apprend à se connaître car nous ne sommes pas nos pensées, nous sommes tout un système vivant qui part des orteils jusqu’à la tête !!

Et en randonnée, continuer d’avancer alors même qu’on fatigue et que tout ce dont on rêve c’est d’être chez soi sous un plaid avec une bonne boisson chaude devant un film, c’est se prouver à soi-même que l’on est capable d’arriver à atteindre nos buts. Et cela même s’il faut puiser dans nos ressources mentales et physiques. Cet apprentissage, ce dépassement de soi est une force qui peut être mise en pratique dans la vie de tous les jours. Car en terminant une randonnée difficile qui nous a demandé beaucoup d’effort, on peut dire qu’on connait un peu plus ses capacités, qu’on a développé sa volonté et qu’on a découvert ses forces, ses faiblesses et ses limites et qu’on pourra explorer tout ça encore un peu plus à la prochaine randonnée.

Alors, qu’attendez-vous pour randonner ? 🙂 Vous aussi, témoignez de vos expériences dans les commentaires.


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Cet article a 2 commentaires

  1. Avatar
    Melanie

    Woaw quelle expérience ! Je ne sais pas si j’aurai le courage de faire une randonnée de ce type-là ^^ Surtout que j’ai vite le vertige haha. En tout cas c’est une belle expérience que tu partages avec nous et c’est très intéressant 🙂 Je pensais pas que ça pouvait apporter autant de choses positives.

  2. Avatar
    Erika

    Coucou, merci pour cet article ! Je suis bien d’accord avec toi sur le fait de dire que randonnée et spiritualité, même si l’on ne s’en douterait pas, se rejoignent beaucoup. Je randonne aussi à mes heures perdues, vivant sur l’île de La Réunion, on a aussi de jolies parcours, et ça me fait tellement bien dans ma tête, en plus des bienfaits pour le corps. Ça a un côté apaisant de marcher au calme dans les montagnes 🙂

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