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Bilan GR Tour du Mont-Blanc

Mont-Blanc Mont-Blanc-du-Tacul Aiguille-du-Midi

Le Tour du Mont-Blanc (GR®TMB) est l’une des grandes randonnées les plus empruntées de France. Nous avons eu la chance de faire ce GR au mois de Juin dernier et nous savons maintenant pourquoi il est autant prisé. Les paysages à couper le souffle, l’immensité à perte de vue, les marmottes et bouquetins, la difficulté de la randonnée abordable avec un minimum de préparation, les refuges modernes et très chaleureux, la bonne ambiance entre randonneurs, sont autant de point qui caractérisent cette randonnée. Après vous avoir détaillé notre préparation technique pour ce GR®TMB avant le départ, ainsi que notre programme d’entrainement physique pour une 1ère randonnée en montagne, nous allons aujourd’hui vous raconter comment nous avons vécu ce trek et vous donner nos meilleurs conseils pour, à votre tour, vivre pleinement cette aventure. 

Nous allons l’une après l’autre vous détailler nos ressentis sur ce trek. Bien que nous ayons fait cette randonnée ensemble, l’expérience n’a pas forcément été vécue et ressentie de la même manière pour chacune de nous deux.

Enora des GéonautricesL’expérience Tour du Mont-Blanc d’Enora

Mon 1er trek : une aventure qui se prépare

Ce trek était pour moi un grand défi ! Mon défi de l’année. Si on m’avait dit il y a un an que je ferais le Tour du Mont-Blanc, je pense que j’aurais bien rigolé, autant que ma mère lorsque je lui ai annoncé ce projet fou. 🙂 Rien que faire une randonnée de 5h avec dénivelé positif de moins de 500m était pour moi une grande épreuve à ce moment-là. Le souffle rapidement à court, le visage rouge tomate, la sueur qui perle le long du front, l’obligation de faire des pauses tous les 5m, tout ça était habituel pour moi lors de mes 1ères randonnées en montagne ces dernières années. Et pourtant, aujourd’hui, je peux être fière de dire : j’ai fait le Tour du Mont-Blanc ! Mais ça ne s’est pas fait en claquant des doigts. Je me suis bien préparée physiquement, plusieurs mois à l’avance, en alternant course à pied en terrain vallonné, natation, vélo avec côtes à grimper, renforcement musculaire, entraînements de cardio boxe et randonnées pédestres . J’ai travaillé progressivement mes points faibles (le souffle et le cardio notamment) et renforcé le reste afin d’être prête physiquement pour m’attaquer au TMB.



Cet entrainement aura clairement été bénéfique et parfait pour moi. Je n’ai ressenti aucune difficulté en terme de souffle ou de cardio lors de ce trek. Je n’ai même pas eu le visage rouge tomate, c’est pour dire ! 🙂 Ce qu’il faut retenir avant tout, c’est qu’il est important d’aller à son rythme. Il ne faut surtout pas essayer à tout pris de suivre les autres randonneurs qui vont plus vite que soi. Ce n’est pas une course. Il n’y a pas de gagnant si ce n’est tous les randonneurs qui réussissent chaque jour à arriver à leur point de campement du soir. Nous n’avons pas tous le même rythme de marche, il faut donc toujours être attentif à son corps, bien l’écouter et tout se passera bien. Je sais que je n’étais pas parmi les plus rapides des randonneurs. Candie était d’ailleurs plus rapide que moi. Cela ne m’a pour autant pas empêché de profiter à fond et m’a évité de me griller physiquement.

Enora - Montée vers Bovine
Enora – Montée vers Bovine

 

Ampoules et blessure

Je n’ai pas été gâtée pour ce 1er trek. Malgré ma préparation et le test de mes chaussures et chaussettes à plusieurs reprises avant le départ, j’ai eu le droit à de grosses ampoules à vifs sur les talons dès le 1er jour. Elles m’ont bien handicapé tout au long du parcours malgré mes tentatives de soins et protections en tout genre, en vain. La trousse de secours que nous avions emmenée avec nous aura été bien utile mais les stocks de pansements et sparadrap ont vite été écoulés…

Je vous conseille de bien choisir votre sparadrap et vos pansements avant votre randonnée. Si vous avez même la possibilité de les tester en conditions réelles, c’est encore mieux pour vous assurer qu’ils feront bien l’affaire en cas de blessures. Pour ma part, les pansements anti-ampoules que nous avions prévus étaient complètement inefficaces. Avec la transpiration et les frottements, ils ne tenaient pas longtemps en place. Pareil pour les pansements classiques qui ne tenaient guère plus longtemps. Le mieux que j’ai testé a été des compresses sur les talons fixées avec beaucoup de sparadrap résistant (le 1er rouleau qu’on avait ne tenait pas bien. Le second acheté en cours de route était mieux, d’où l’importance de bien vérifier son matériel avant le départ). Une randonneuse croisée le dernier jour m’a également conseillé un type de pansements « seconde peau » qu’il faut bien chauffer entre ses mains avant de les appliquer. Ils tiendraient très bien apparemment mais le nom m’échappe. Je suis preneuse de vos avis et conseils sur le sujet !



Après les ampoules, c’est au tour de mon genou gauche de montrer ses 1ers signes de faiblesse en milieu de parcours. C’est bien connu, les descentes en randonnée sont une épreuve pour les genoux qui subissent le poids de notre corps plus celui de notre sac. Ma crainte à ce moment-là de notre avancée était de ne pas réussir à finir ce trek à cause de mon genou. Ça m’inquiétait et me frustrait beaucoup. J’ai quand même réussi à aller jusqu’au bout du challenge mais pas sans douleur et difficulté. Les 2 derniers jours auront été difficiles pour mon genou qui me lâchait de plus en plus.

  • Conclusion du médecin une fois rentrée

Tendinite du fascia lata (TFL) au genou gauche ou syndrome de l’essui-glace. Blessure très courante sur ce type d’effort physique.

Mes ampoules douloureuses aux pieds et la tendinite au genou auront été ce qui m’a le plus freiné dans mon parcours et fait le plus douté de mes capacités. C’est là que la force du mental a dû entrer en jeu. Lorsqu’on est en train de grimper un col ou qu’on est en pleine montagne au milieu de nul part, vous savez que vous n’avez pas d’autre choix que d’avancer vers votre point d’arrivée coûte que coûte, peu importe la douleur. Il faut juste adapter son allure pour moins « souffrir », boire beaucoup et avancer avec son objectif en tête (penser à la bonne douche et au bon repas du soir aide beaucoup ! 😉 ).

J’avoue que j’ai eu mes moments de craquages. Dans ces moments, il n’y a pas grand chose à faire à part une pause, souffler, verser ses 3 larmes s’il le faut, encore souffler et reprendre son courage à deux mains !

Les moments de doute font parties du jeu.

« Est-ce que j’en suis vraiment capable »
« Je me sens vraiment lente, c’est frustrant »
« Mais qu’est-ce que je fous là ! »

 

  • L’anecdote d’Enora

Je ne devrais pas vous le dire mais j’ai craqué au bout des 15/20 premières minutes de notre trek… A peine les premiers 100m de montée entamés qu’une vague d’émotion et de doute m’a traversé. Pour mon premier trek en montagne, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’ai donc dû partir un peu vite et me faire surprendre par l’effort demandé en montée ainsi que le poids du sac sur mes épaules . Rassurez-vous, j’ai fait une petite pause ensuite pour reprendre mes esprits, soulager mes épaules et j’étais reboostée. 😉

 

De beaux souvenirs dans la tête

Bon, je vous rassure, je ne retiens pas que des moments de galères quand même. 🙂 Je retiens surtout les paysages grandioses que nous avons vus et traversés ! Je garde en mémoire le bonheur ressenti lorsqu’on atteignait un col après une longue montée et qu’on franchissait la frontière d’un autre pays (France/Italie/Suisse). Mes papilles se souviennent encore des délicieux repas que nous avons mangé dans les refuges (celui au refuge Bonatti restera, je pense, le meilleur de ceux que nous avons testé !)

Massif du Mont-Blanc sous les nuages
Massif du Mont-Blanc sous les nuages


Je revois encore les marmottes trop mignonnes proches de nous ou encore les bouquetins perchés sur la falaise abrupte. Je ressens encore la fierté à chaque fois qu’une nouvelle journée se finissait. Je pense encore à la petitesse que j’ai ressenti en voyant pour la 1ère fois un glacier face à moi. Mais aussi, je me souviens encore du choc que j’ai eu en voyant ces immenses glaciers à travers les montagnes qui avaient très nettement fondus et reculés par rapport à la trace de la place qu’ils devaient prendre il y a encore quelques années. Je reste encore sans voix face à toute cette immensité que j’ai eu la chance de traverser et face à l’histoire de cette chaîne de montagnes qui est gravé dans chacun des rochers foulés par mes pieds endoloris.

Marmotte - Alpe sup de la Lée-Blanche
Marmotte – Alpe sup de la Lée-Blanche

Je me remémore toutes ces personnes croisées et recroisées en chemin, avec qui nous avons passé de très bons moments, avec qui nous avons fait un bout de chemin, avec qui nous avons mangé, ou simplement avec qui nous avons échangé un regard ou un bonjour souriant et transpirant.

J’ai été impressionnée de voir des randonneurs de tout âge sur ce sentier, autant des jeunes avec leurs parents que des retraités. Ça m’a d’ailleurs souvent aidée moralement quand je faiblissais. Je me disais :

Si eux peuvent le faire, alors pourquoi pas moi ?!

Départ du Refuge Bel-Lachat
Départ du Refuge Bel-Lachat

 

Du beau temps autour du Mont-Blanc

(Avec la rime, c’est cadeau ;))

Nous avons eu la chance exceptionnelle d’avoir du beau temps tout au long de notre randonnée. Nous sommes passées à travers les gouttes et les orages qui éclataient le soir ou la nuit. J’ai d’ailleurs bien cru que c’était la fin pour nous lors d’un orage très violent qui a éclaté la dernière nuit et qui a duré au moins 2h. Des grêlons de la taille d’une balle de ping pong sont tombés et des vents violents faisaient tanguer le chalet. Bon, ça n’avait pas l’air d’effrayer tout le monde à entendre les quelques ronflements qui persistaient dans le dortoir.

 

  • À retenir de l’expérience #GRTMB d’Enora
  • Bien se préparer physiquement avant son trek
  • Marcher à son rythme
  • Bien préparer sa trousse de secours et tester en amont les pansements et sparadrap
  • Accepter les moments de doute et aller de l’avant
  • Faire la danse du soleil avant de partir pour implorer le beau temps
  • Et par dessus tout : profiter à fond et en prendre plein la vue !

 

Candie des GéonautricesL’expérience Tour du Mont-Blanc de Candie

Ce Tour du Mont-Blanc, ça faisait plusieurs années que j’en avais parlé avec ma meilleure amie1. et j’en attendais beaucoup… Autant vous dire de suite, je n’ai pas été déçue !

Ça s’annonçait bien dès le début car la météo était bonne, le soleil et la chaleur au rendez-vous. Et quand je dis chaleur, je dis CHALEUR ! Le seul avantage, c’est que dans les hauteurs, nous avions de l’air.

Dès le premier jour, les paysages nous faisaient de l’œil. J’aime les montagnes, j’ai grandi en montagne, mais voir le massif du Mont-Blanc qui se dressait devant nous c’était autre chose, c’était superbe !

 

1. Pour anecdote, mon amie aurait dû être avec nous, en toute logique, mais elle est tombée enceinte il y a quelques mois et n’a donc pas pu être de la partie. C’est dommage, mais ça me donne une excuse pour refaire ce trek en faisant des variantes intéressantes au cours du parcours ! 🙂 .

 

Tour du Mont-Blanc : un challenge ?

Même si j’ai grandi en montagne, que j’ai passé ma jeunesse à pédaler et galoper dans les hauteurs, je ne savais pas du tout comment allait se jouer le TMB pour moi. Car courir 1h ou marcher 6 à 8h par jour pendant 9 jours, il y a tout de même une différence énorme. Le corps ne va pas réagir de la même façon à l’effort. Alors certes, j’étais entraîné au niveau cardio et endurance immédiate, mais allais-je l’être pour l’effort et l’endurance sur le long terme ?

Il s’est avéré que oui, mon corps était prêt pour ça. Outre 3 ou 4 petites ampoules au pied gauche (allez savoir pourquoi elles sont toutes apparues sur le même pied ^^’), je n’ai rien eu d’excessivement gênant physiquement… Ah si, j’oubliais, j’ai pris un coup de soleil sur les épaules la veille du départ, ce qui a été un peu enquiquinant (pour rester poli) avec le port du sac. Mais bon, c’est ma faute !

Donc à part ces quelques petites gênes mineures, j’ai bien vécu ce trek physiquement. Et mentalement aussi d’ailleurs, car en dehors des quelques moments un peu difficiles en milieu de trek, lorsque la fatigue commençait à se faire ressentir et qu’on gravissait un col un peu raide, j’étais tellement émerveillée par ce qu’on pouvait avoir sous les yeux que je ne pensais pas vraiment à autre chose.

Glacier de la Lée-Blanche
Glacier de la Lée-Blanche

Il y a juste eu un moment un peu « challengeant » pour moi. Je m’explique : je n’ai pas un vertige tétanisant, mais j’admets ne pas être totalement à l’aise au dessus du vide. Si je suis dans un objet volant identifié (OVI 😛 ), tel un ULM, je ne ressens aucune peur, mais lorsque mes pieds touchent le sol et que je suis proche d’un précipice, je ne suis pas forcément dans mon élément. Le 8ème jour, entre Tré-Le-Champ et La Flégère, il nous a fallu grimper des échelles pour escalader les Aiguillettes d’Argentière. Enora m’en avait parlé la veille en lisant le guide pour cette étape, mais avec la fatigue, je n’avais pas sauvegardé l’information. Donc comme tout document « note.txt » qui se respecte, l’info a été supprimée de mon DD et en me retrouvant face à face avec la situation, je me suis sentie… dégonflée le temps d’un instant. En plus, dans ce genre de situation, des images telles que moi glissant de l’échelle, le poids de mon sac me faisant perdre l’équilibre ou autre s’insèrent dans mon esprit… Autant vous dire qu’il a fallu que je les efface rapidement. J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’y suis allée. Je suis passée la première de notre petit groupe (depuis quelques jours, on marchait plus ou moins avec deux couples d’amis retraités qui faisaient les mêmes étapes que nous) et j’ai monté les marches en respirant comme un chameau essoufflé et en me concentrant à 200% sur mes mains, mes pieds, mes mains, mes pieds, etc, jusqu’au bout. Une fois fait, ça ne paraissait pas énorme, mais un faux pas et j’arrivais direct à Chamonix ! Presque… ;-P Bref, ce passage a été le plus éprouvant pour moi car une fois passé, je me sentais vidée. J’avais du mettre tellement d’énergie dans mon mental et mon physique pour grimper ces échelles que j’ai mis un moment pour reprendre mes esprits. Mais dans tous les cas, c’est le genre de petite chose qui fait qu’on est fière de soi. Quand j’étais plus jeune, j’avais eu une période où le vertige me tétanisait parfois, ça a fini par passer, mais tout ça pour dire qu’à cette époque, j’aurais probablement fait demi-tour donc j’étais fière de moi suite à ça…

Enora - Aiguillettes d'Argentières
Enora – Aiguillettes d’Argentières

 

Faire le Tour du Mont-Blanc à deux

J’avais déjà voyagé seule, j’ai par deux fois voyagé à deux, mais je n’avais jamais randonnée sur plusieurs jours comme ça et encore moins à deux comme on l’a fait avec Enora pour ce TMB. Avant le départ, je n’avais pas réfléchi au risque que ça puisse mal se passer ou aux éventuels problèmes que ça aurait pu créer et tant mieux, car tout s’est bien passé entre nous au cours de ce trek. J’avoue que lorsque j’ai vu Enora craquer au bout de 15/20 minutes le premier jour (comme elle raconte plus haut), j’ai eu peur. Je ne savais pas comment on allait faire 9 jours de marche si elle commençait comme ça, mais j’ai relativisé, je lui ai fait confiance et elle est repartie de bonne humeur et optimiste tout au long de la randonnée, malgré les difficultés qu’elle a eu avec ses blessures.

Candie et Enora - Aiguille de Tré la Tête
Candie et Enora – Aiguille de Tré la Tête

 

Les plus et moins du Tour du Mont-Blanc

Les plus

J’aime être dans la nature, loin de la foule, loin des villes et profiter de l’air pur et du calme. Au cours de ce Tour du Mont-Blanc, j’ai aimé les moments où nous étions vraiment loin de tout et lorsque nous étions quasiment seules sur les sentiers. C’est arrivé plusieurs fois, mais particulièrement le 3ème jour entre Les Chapieux et La retenue du Lac Combal et le 4ème jour entre La retenue du Lac Combal et le Plan Chécrouit puis du Refuge Bertone au Refuge Bonatti. C’est d’ailleurs les lieux que j’ai préféré quant aux paysages également, excepté pour le 8ème jour où nous avons marché au-dessus de Chamonix et face au Mont-Blanc tout au long de la journée. Nous avons également eu la chance de voir un glacier de près, mais ce glacier ne ressemble à aucun autre. Celui dont je parle, c’est le glacier du Miage, qui tombe directement dans le petit Lac de Miage. Ce glacier est celui qui descend le plus bas de tous les glaciers du Massif du Mont-Blanc. Ma supposition pour ça : il est recouvert de rochers ce qui limiterait sa fonte ?! (Si quelqu’un connaît les raisons qui font que ce glacier est encore préservé, n’hésitez pas à m’en faire part ! 🙂 ). Nous avons pu voir, le soir où nous étions là-bas (car notre refuge était à 10 minutes), un bloc de glace se détacher du glacier pour tomber dans le lac. C’était très clame autour de nous et le bruit que ça a fait nous a donné des frissons. J’ai d’ailleurs été surprise car j’étais dos au lac et j’ai cru que je me faisais attaquer ! 🙄

Lac de Miage
Lac de Miage

J’ai également aimé l’ambiance entre randonneurs. Autre les quelques cons qu’on croise en montagne, comme partout ailleurs, il y a une super entente entre randonneurs. On croise des gens de tout âge sur les sentiers et on va souvent échanger un bonjour lorsque l’on croise ou dépasse quelqu’un et parfois échanger quelques mots de plus et ça peu importe la nationalité (oui parce que le TMB est tellement prisé qu’on a rencontré des gens de tout horizon : américains, coréens, européens, etc).

Les refuges étaient super top pour beaucoup. Je voyais encore le refuge un peu vétuste d’antan, mais non, certains sont totalement rénovés, neufs, bien entretenus, etc. Je pense particulièrement au refuge Bonatti, en Italie, qui est le refuge number one sur mon classement des refuges dans lesquels on a passé la nuit, que ce soit pour le repas servi, le petit-déjeuner et la propreté et confort du lieu. Mon second serait la Cabane du Combal, en Italie également, qui était propre, beau, calme, intimiste, avec un repas du soir à m’en faire tomber par terre.

Les moins

Et parce que je viens de vous raconter ce que j’ai le plus aimé, je vous raconte ce que j’ai le moins aimé. Quant à la randonnée, j’ai eu beaucoup de mal avec la descente entre le Plan Chécrouit et Courmayeur et la remonté de Courmayeur au refuge Bertone. La descente était horrible pour moi car elle était aménagée avec des marches trop hautes par rapport à ma taille ce qui m’a valu de solides contractures aux muscles des cuisses pour le reste du trek. Ces contractures apparaissaient ensuite à chaque descente et le soir lorsque les muscles se refroidissaient, et là, c’était pas joli à voir dans ma démarche ! 😉

J’ai eu du mal au Refuge du Col de la croix du Bonhomme car je me suis gelée les mains à essayer de laver 2 ou 3 trucs à l’eau froide, mais froide, OH tellement froide ! C’était une épreuve que je n’ai pas passé, tout a du être relavé le lendemain soir car impossible de faire les choses proprement dans ce refuge-là. Et en plus ça a été ma pire nuit, impossible de dormir correctement, et je n’ai pas de raison connu à mettre sur ce petit hic…

Enfin, malgré tout, je vous le dis, je n’hésiterais pas à me relancer dans cette aventure, j’ai même commencé à regarder comment je ferais si c’était à refaire : quelles étapes, quels refuges, quelles variantes…

 

  • À retenir de l’expérience #GRTMB de Candie
  • Préparez-vous physiquement pour votre trek
  • Préparez bien votre sac pour le garder léger
  • Étudiez le terrain avec un guide ou une carte IGN et connaissez vos capacités pour préparer vos étapes
  • Ne prenez pas de coup de soleil avant le départ pour votre trek ;-P
  • Profitez un max !

 

Les conseils des Géonautrices pour un Tour du Mont-Blanc réussi

Ne pas sur-estimer la durée de ses étapes

Nous avons fait l’erreur de prévoir 2 étapes d’une durée d’environ 9h de marche (pause non inclus). Nous ne nous rendions pas vraiment compte de ce que ça représentait lors de la préparation de notre parcours. Après avoir fait la 1ere longue journée en milieu de trek, environ 10h de randonnée, nous nous sommes rendu compte que ça faisait trop. Nous profitions moins des paysages car le temps nous était compté pour absolument arriver avant 19h au refuge réservé pour le soir. La 2e partie de journée aura été particulièrement dure physiquement (les jambes et pieds commençaient à fatiguer) et mentalement (savoir qu’après 4h30 de marches tu en a encore autant à faire pour finir ta journée, c’est dur…). Et comme si ce n’était déjà pas assez fatiguant, le refuge ne s’est montré qu’à la dernière minute. On ne pouvait même pas se donner de l’espoir en se disant « Regarde ! Le refuge est là bas au fond ! On y est presque ! ».

Lac Combal
Lac Combal

Pour notre 2e longue journée prévue, on a dû se résigner à couper la partie de marche du matin en prenant un bus. On se serait beaucoup trop grillées physiquement si nous nous en étions tenu à notre programme initial. Ce passage manqué restera notre seul regret du TMB.

La préparation de son parcours en amont est donc primordial. Il faut bien connaître son niveau physique et ses capacités et ne pas sous-estimer la difficulté d’une étape (bien penser à vérifier les dénivelés également).

 



 

Choisir la bonne période pour partir

Le mois de Juin est définitivement un bon mois pour faire ce Tour du Mont-Blanc. Il commence à déjà y avoir du monde dans les refuges, et parfois sur les sentiers, mais sans que ce soit pour autant l’autoroute des mois de Juillet et Août. Septembre doit être similaire à Juin.

La neige est parfois encore présente à certains endroits mais ce n’est pas gênant pour passer. Attention tout de même à bien vous renseigner avant votre départ, car ce point a été valable pour nous mais ne le sera pas forcément chaque année en fonction de la météo.

Glacier de Bionnassay
Glacier de Bionnassay

La météo du mois de Juin, comme celle de Septembre, est également idéal (lorsque le beau temps est au rendez-vous bien entendu). Il peut déjà faire beau et chaud sans que ce soit trop chaud.

 

Voyager léger

Pour un trek en général, il est important d’optimiser au maximum le poids de son sac. Le Tour du Mont-Blanc ne déroge pas à la règle. Que vous bivouaquiez ou bien que vous dormiez en refuge, ne surchargez pas vos sacs inutilement. Vous risquez de le regretter et de beaucoup moins apprécier votre aventure.

Enora - Montée du Torrent de Bionnassay.jpg
Enora – Montée du Torrent de Bionnassay

Pour l’anecdote, nous avons croisez à plusieurs reprises en chemin un randonneur qui n’arrêtait pas d’attendre pendant des heures un couple d’amis à lui qui avaient beaucoup trop surchargé leurs sacs ce qui les ralentissaient fortement.

 



 

Réservation des refuges

Si vous ne souhaitez pas bivouaquer, nous vous conseillons fortement de réserver vos refuges à l’avance. En effet, ceux-ci sont très rapidement complets en forte saison. Pour notre trek en juin, les refuges étaient déjà pour beaucoup complets lors de notre passage. Heureusement, nous les avions réservés 4 mois à l’avance pour être tranquilles et ce n’était pas trop tôt. Certes, le fait de réserver vous enlève un peu de souplesse dans votre parcours mais vous serez plus serein et n’aurez pas à prolonger votre journée pour cause de refuge complet. Par endroit, le prochain refuge peut être à plusieurs heures de marche.

 

Nous gardons un très bon souvenir du Tour du Mont-Blanc et nous ne pouvons que vous le conseiller si vous êtes friands de beaux paysages et de randonnée. Avec un minimum de préparation générale, ce GR est accessible à un public assez large. Nous espérons que notre bilan vous sera utile dans votre préparation. Et surtout, partagez avec nous votre expérience du Tour du Mont-Blanc ! Comment l’avez-vous vécu ? L’avez-vous fait en refuges ou en bivouac ? Dites-nous tout en commentaire ! 🙂

 
Retrouvez tous nos articles sur le Tour du Mont-Blanc en suivant ce lien : GR Tour du Mont-Blanc

 




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10 comments
  1. justine

    Super comme résumée, je vois qu’avec Candie on a eu les même difficultée au niveau de Courmayeur pour monter au refuge bertone !! J’étais vraiment à bout moi ^^
    Je me rends compte de l’avoir fait en bivouac c’est quand même différents de le faire en refuge. Mais c’est une expérience aussi 🙂
    Vos photos sont super belle, et ça m’impressionne que vous ayez vue un bout de glacier tombé ! J’aurais aimé voir ça !

    Bonne continuation dans votre PVT en Argentine les filles 🙂 je vais partager votre article sur mon site et sur la page 🙂 dès que j’ai un peu le temps 🙂

  2. Enora
    Enora

    Merci Justine ! 🙂 Effectivement elle était pas facile du tout cette montée jusqu’au refuge Bertone !
    Tout à fait d’accord, tu ne vis pas la même expérience en bivouac et refuge mais les 2 sont intéressants à vivre.
    Merci encore !

  3. Itinera Magica

    Passionnant cet article. J’étais à Chamonix en juillet et j’ai ADORE et j’ai entendu parler de ce GR impressionnant, je me suis régalée à vous lire. Vous êtes courageuses, physiquement et moralement 🙂 Je crois que je me sens mieux sur des randos de 1-2 jours avec pas + d’un bivouac. Mais j’ai adoré vous lire !

    1. Candie
      Candie

      Merci Itinera Magica !! Ça nous fait plaisir de savoir que tu as aimé cet article !! 🙂
      On comprend le fait d’être plus à l’aise sur de courtes randos, surtout maintenant ! 😉 En tout cas c’est vrai que c’est une très belle région la Haute-Savoie, ça vaut le coup d’y aller.

  4. Cindy came-true.blogspot.fr

    Coup de coeur pour la photo du Lac de Miage, quelle couleur!!
    Je suis vraiment admirative de ce que vous avez accompli et je trouve votre article hyper intéressant, c’est objectif, honnête, et en même temps on sent votre fierté et votre émerveillement, c’est beau à lire. ^_^

    1. Candie
      Candie

      🙂
      Merci Cindy !! Oui, on peut l’admettre, c’est vrai qu’on en est fière de cette rando 🙂 . En tout cas merci de nous avoir lu et merci pour ton commentaire, ça fait plaisir !!!

  5. Brigitte

    Merci les filles de nous faire rêver par vos articles et vos photos. Avec un peu d’entrainement tout semble possible, un pas à la fois, les yeux et le cœur grands ouverts…

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