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Gérer les imprévues en voyage

Adaptation Imprévues en voyage-vie

Lorsque nous voyageons, que ce soit au court ou long-court, nous sommes plus facilement et surtout relativement plus souvent confrontés à des imprévues. Lors des premiers voyages, ces choses ont tendance à nous stresser un peu plus et nous ne savons pas forcément comment gérer au quart de tour. Au fur et à mesure de l’expérience, on est plus détendus face à ce genre de situation et nous avons plus de réactivité pour reprendre les rênes en main. Alors comment gérer les imprévues en voyage ? On vous raconte nos expériences…

 

Nos expériences imprévisibles

▪ Thaïlande

Ce genre d’expériences a commencé en Asie en 2015/2016 lors que j’y avais passé quatre mois et que plus tard Eno m’avait rejoint pour trois semaines en Thaïlande.

La première expérience et une des plus marquantes pour nous a été en Thaïlande. Nous venions de passer trois semaines ensemble et Enora avait son avion le lendemain depuis Bangkok pour rentrer en France. Nous étions à Petchaburi où nous avions passé 3 jours et nous allions prendre le train pour rentrer à la capitale. Nous avions acheté nos billets, nous avions demandé sur quelle plateforme nous allions devoir aller, mais la communication n’était pas fluide, les locaux parlant pas ou très peu l’anglais dans cette ville.

 

Phra Nakhon Kiri Temples, Thaïlande

 

Nous avons donc décidé d’être vigilante sur les trains et les haut-parleurs pour repérer le train pour Bangkok. Quelques trains étaient passés pendant que nous attendions, ils s’arrêtaient même parfois au milieu des voies et les gens montaient comme ça. À un moment, un train bizarre (deux wagons et pas de locomotive) s’était arrêté, lui aussi au milieu des voies. Nous avons compris trop tard, et suite à une “conversation » verbale et signalétique avec le chef de gare, que c’était le train pour Bangkok.

Là nous avons eu un gros coup de stress et particulièrement par rapport à Eno qui avait son avion le lendemain. Nous avons donc essayé de nous faire comprendre pour trouver une solution, connaitre les autres horaires des trains pour Bangkok. Dans mes souvenirs, il n’y en avait plus le jour même ou alors trop tard dans la soirée. C’était déjà la fin d’après-midi et il faut trois heures depuis Petchaburi pour rejoindre Bangkok.

Nous avions fini par avoir l’information qu’il y avait des mini-bus plus bas dans la rue qui partaient régulièrement pour Bangkok. Ni une ni deux, nous avons filé vers la localisation, acheté deux billets pour le prochain départ et nous partions en direction de la capitale.

 

Gare de Bangkok, Thaïlande

 

Ce trajet avait été une horreur. Le type conduisait comme un pied de notre point de vue et en plus il avait passé trois heures à tousser comme un malade au point de parfois ne plus pouvoir regarder la route et zigzaguer sur les voies. La dame à côté de lui a même fini par avoir pitié et lui a donné une pastille pour la gorge ou quelque chose du genre. Après avoir donc loupé le train et serré les fesses pendant trois heures en pensant qu’ici allait s’arrêter notre vie, nous étions finalement arrivées à Bangkok.

L’avantage de cette situation, c’est qu’en mini-bus, nous étions arrivées plus près du lieu où nous devions nous rendre plutôt que si nous étions arrivées à la gare.

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▪ Argentine

Nous avons eu plusieurs expériences imprévisibles en Argentine. Rien de méchant, mais il a fallu retourner la situation.

La première a été en Février, après un mois et demi de voyage et déjà de nombreuses randonnées dans les baskets, lorsque j’ai réalisé que je ne pourrais plus faire de randonnées avec les chaussures que j’avais emmené. Ce sont des chaussures de trail relativement correct, mais de la marque Asics, que je n’apprécie pas plus que ça pour faire du sport au final. Ayant les chevilles sensibles, je n’avais en fait pas confiance en ces chaussures. Je commençais donc à regretter de ne pas avoir emporté avec moi mes bonnes chaussures de randonnées montantes et même si je n’avais pas inclus un budget chaussures pour le voyage, force avait été de constater que je n’avais pas d’autre choix que d’investir dans une nouvelle paire.

C’est donc à Bariloche au début de mois de Mars, après 2 mois de voyage, beaucoup de randonnées à notre actif et un mois de volontariat, que j’ai passé le cap. J’ai trouvé une bonne paire de la marque The North Face avec un bon rapport qualité prix et grâce au fait que j’ai payé en liquide, le prix avait diminué (ça arrive souvent en Argentine que le prix soit plus bas si on paye par cash plutôt qu’avec la CB car les commerçants ont énormément de taxes sur les achats CB et ils gonflent donc les prix en conséquence).

 

Chaussures The North Face Women's Hedgehog Fastpack Mid

 

Le deuxième “problème » en Argentine était pour Enora qui est partie avec un sac de 50L et a réalisé un peu trop tard que ça n’allait pas le faire sur un an de voyage. La volonté de persuasion personnelle du départ disant que 50L c’était bien et que ça permettrait d’être minimaliste en voyage n’a pas fonctionné longtemps car il suffit d’acheter un shampoing un peu trop grand, un rouleau de PQ et de quoi manger et mettre tout dans ce sac et bam, la fermeture éclaire était à deux doigts de sauter.

Le souci était que les sacs à dos de randonnée/voyage en Argentine coûtent très chers et qu’Eno ne voulaient pas non plus à avoir à abandonner son sac n’importe comment si elle ne pouvait pas le vendre. Sa seule option a donc été d’attendre début Mai lorsque sa famille est venue 10 jours pour faire un échange de sac. Elle a ainsi commandé un nouveau sac par internet chez Décathlon qu’elle a fait livré chez sa famille qui lui ont ensuite emmené lors de ce séjour qui tombait à pique. Grâce à ça, elle a pu terminer le voyage plus sereinement, mais ce n’était pas gagné d’avance.

Ces choses sont « infimes », il n’y a pas mort d’homme ni aucune gravité, mais en ce qui me concerne, ne pas acheter ces chaussures de randonnée aurait pu m’emmener tout droit à une belle entorse lors d’une énième randonnée ce qui aurait pu remettre en cause notre voyage. J’étais d’ailleurs heureuse de les avoir dès le lendemain de l’achat pour la randonnée de la Laguna Negra à Bariloche puis la semaine suivant lors de la randonnée au Cerro Falkner.

Quand à Enora, le problème de son sac était qu’une des fermetures aurait pu casser à tout moment ce qui aurait été beaucoup plus embêtant que prévus pour la suite du voyage également.

En Argentine, nous avons eu un problème à San Rafael lorsque l’hôte workaway avec lequel nous étions en contact nous a lâché au dernier moment. Il était malade donc nous ne le blâmons pas pour cette partie, mais il nous a fallu changer nos plans rapidement car quand nous n’avions pas de nouvelles à quelques jours de notre venue, c’était légèrement embêtant… Heureusement, San Rafael est rempli de belles personnes et nous avons pu nous retourner rapidement et trouver des solutions.

Avec le recul, nous ne trouvons pas cela bien grave non plus, mais encore une fois c’est une expérience qui change les plans et à laquelle il faut s’adapter et trouver une solution pour que ça se passe bien pour la suite.

 

Laguna Sosneado

 

La crème de la crème a été pour notre venue à Tolar Grande. Alors que j’étais en contact pendant un mois avec un gars de la communauté et que nous avions normalement tout réservé avec lui, hébergement et excursion, nous sommes arrivés à Tolar et avons appris qu’il était parti marcher le matin même avec les pèlerins pour de nombreux jours, qu’il n’avait informé personne de notre venue dans sa famille, qu’il n’avait pas noté notre réservation et que comme il était parti nous n’avions absolument aucune excursion le lendemain comme prévu à la base. Nous avions donc fait 5h de route depuis San Antonio de los Cobres pour rien ! Cette expérience était hautement frustrante et énervante et heureusement que le type n’était pas là, j’allais lui faire un scandale. Nous avons su nous retourner en fouillant tout le village pour un logement puis pour trouver un guide local pour une excursion. Heureusement tous les gens du village ont été adorables et d’une grande aide pour ce coup. Ils connaissent eux-mêmes le phénomène irresponsable qu’est la personne avec qui nous étions en contact d’après ce qu’ils nous ont dit et nous avons finalement pu profiter de notre passage à Tolar Grande. Cette expérience aura de loin été la plus marquante, même si tout c’est bien terminé et qu’aujourd’hui c’est devenue une anecdote de voyage en plus…

Pour plus de détails sur cette histoire et connaître le nom de ce type pour ne jamais entrer en contact avec lui ou le fuir si vous entendez son nom, je vous invite à lire notre article complet sur notre expérience à Tolar Grande qui va sortir très prochainement.

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Notre conclusion est de suivre son instinct, de rester ouvert aux opportunités et de ne pas stresser de trop pour ne pas perdre ses moyens, surtout dans le cas où on loupe le train ou qu’on se fait planter au milieu de l’Altiplano Argentin ! 😉 Lors des voyages, il y a forcément des moments de ce type. Nous auront appris à relativiser, encaisser l’information et réfléchir rapidement pour savoir comment gérer une situation. C’est l’avantage aussi des voyages, ça permet de grandir et d’être plus réfléchi. Même si ça n’empêche pas de s’énerver parfois !

 


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Lorsque nous voyageons, nous sommes plus facilement et surtout relativement plus souvent confrontés à des imprévues. Sources de stress, il faut savoir les gérer et rebondir. Nous partageons avec vous notre expériences et nos conseils pour ne pas se laisser submerger. #imprevu #voyage #reflexion

 

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Candie

Je voyage depuis des années, voyage au long court en backpacking, voyages courts près de chez moi, expatriations, et je ne m'en lasse pas ! Ce qui me fait vibrer dans tout ça : la nature et les rencontres !
Mais aujourd'hui, la planète est en danger et nous sommes tous responsables. Mon but est donc de partager et d'échanger pour qu'ensemble on se dirige vers un tourisme éco-responsable et un plus grand respect de notre habitat, Terre Mère.
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