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Comment être un voyageur éco-responsable ?

Planète Terre

Le voyage pour certaines personnes, ce n’est pas « des vacances », c’est un mode de vie. Comment abandonner qui nous sommes, ce qui nous fait vibrer, même si le soucis de l’écologie nous est cher ? Et si je vous disais que ce n’est pas forcément nécessaire de tout abandonner, de poser vos valises, mais plus judicieux de tout mettre en œuvre pour devenir un voyageur éco-responsable ? C’est valable autant pour des voyages au long court que des courts séjours. Écologie en voyage, abordons le sujet !

Il faut aujourd’hui prendre en compte l’état de la planète pour choisir ses voyages et changer sa manière de voyager, de consommer, de vivre… Pour nous voyageurs, ça peut commencer avec ces quelques actions dont nous allons vous parler.

 

  • Pas le temps de lire tout l’article ?

Voici les points essentiels que vous devez retenir pour devenir un voyageur éco-responsable.

  • Bien choisir sa destination. Éviter les lieux souffrants de tourisme de masse ou en danger.
  • Éviter certains sites trop populaires
  • Favoriser le slow travel
  • Voyager zéro déchet
  • Limiter les bouteilles en plastique. Ayez votre gourde réutilisable, faites bouillir l’eau quand c’est possible ou bien ayez une gourde filtrante.
  • Favoriser les réseaux « locaux » : faites vos courses au marché, réservez vos hébergements en direct
  • Favoriser des voyages proches, les micro-aventures
  • Choisir un mode de transport durable
  • Penser au voyage en van
  • En trek et bivouac, penser au zéro déchet, cuisinez vous même, etc (voir les alternatives respectueuses en détail dans l’article)
  • Pas touche aux animaux
  • Acheter des souvenirs aux artisans locaux
  • Ne laisser aucune trace derrière vous

 

Mais d’abord, c’est quoi le voyage éco-reponsable ?

C’est l’expression pour décrire une forme de voyage qui impacte moins son environnement et les populations locales. Un voyage responsable et respectueux du bien-être de notre planète et de ses habitants. Ce mode de voyage existe depuis de nombreuses années déjà, de nombreuses agences de voyage et de trekking sont spécialisées dans cette démarche, mais elle prend encore plus de son sens en ces jours de crises climatiques.

Ce mode de voyage prend différentes déclinaisons. On parle de voyage et de tourisme responsable, solidaire, équitable, durable ou encore d’écotourisme. Tout ça va dans le même panier et sert un seul et même objectif : le respect de notre environnement et des populations locales.

 

La Charte de l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT) précise que le tourisme responsable doit être « supportable à long terme sur le plan écologique, viable sur le plan économique et équitable sur le plan éthique et social pour les populations locales.

 

Maintenant que les bases sont posées et que le concept de voyage éco-responsable vous paraît plus clair, voici les quelques actions possibles pour devenir un voyageur respectueux et responsable.

 

Bien choisir sa destination

La première chose capitale à faire pour partir en voyage de manière responsable est de bien choisir sa destination. Évitez les lieux souffrants du tourisme de masse et ceux qui sont déjà connus pour cela. Renseignez-vous bien sur les lieux qui vous intéressent pour savoir dans quels états ils se trouvent. Sont-ils en danger à cause du tourisme de masse ? Le tourisme est-il bien encadré sur place (restriction du nombre de personnes, zones autorisées et zones protégées à ne pas franchir, etc.).

Certaines destinations ou attractions touristiques sont des incontournables nommées dans toutes les listes de « choses à faire absolument à [ville de votre choix] » et dans les guides touristiques. Pour autant, il faut parfois se rappeler à la raison et se dire qu’il vaut parfois mieux ne jamais voir un lieu, pourtant sûrement complètement spectaculaire, plutôt que d’accentuer sa destruction. Parfois se suffire de regarder certains paysages en photo c’est bien aussi. Il y a tellement de belles choses sur terre et notamment à côté de chez soi. Pourquoi aller continuer de détruire ce qui est déjà dégradé ? C’est comme si vous veniez de vous faire une belle plaie sur le bras et qu’on venait tous appuyer dessus tout le temps, et encore l’image est gentille.

 

Favoriser le slow travel

Si vous avez comme projet de long terme de partir loin, pourquoi ne pas vous lancer dans un long voyage en slow travel en voyageant principalement via la terre (train, bus, vélo, à pied, etc) ?

Voyager via la terre émettra moins de CO2 dans l’atmosphère que de prendre l’avion ou le bateau et vous permettra de prendre le temps de rencontrer les habitants des pays que vous traverserez, de découvrir différentes cultures, d’apprendre plus sur les autres et vous-même et même de donner un coup de main si vous restez quelques temps au même endroit.

Bien sûr, avoir le temps de voyager en slow travel n’est pas donné à tout le monde, mais si vous pouvez, lancez-vous. Votre expérience ne pourra être que plus profonde et la planète vous remerciera.

 

Voyager zéro déchet

Le principe du « zéro déchet » est de ne produire aucun déchet au cours de son quotidien (ou en tout cas d’essayer de les réduire au maximum). C’est un changement à mettre en place et il est facile de penser que c’est compliqué avant de commencer puis on s’habitue et ça devient normal, comme tout le reste. Alors certes, c’est parfois plus facile à la maison qu’en voyage, surtout dans certains pays qui n’ont pas le même développement que nous, mais rien n’est impossible.

Nos conseils :

Ayez toujours avec vous au cours de vos voyages un ou deux sacs de courses en tissu et deux ou trois sacs à vrac, comme ça, lorsque vous allez sur les marchés, vous pouvez refuser les sacs en plastiques qu’on vous donne automatiquement. Et il faut bien admettre que ces sacs ne prennent pas beaucoup de place et encore moins de poids.

 

Marché

 

Ayez un set de couverts de camping, ce n’est pas encombrant et ça vous évitera d’utiliser les couverts en plastiques de certains hostels ou de manger des restes avec les doigts si vous n’êtes pas dans une auberge de jeunesse. Nous avions avec nous un contenant de taille moyenne chacune lors de notre voyage en Amérique Latine, cela nous permettait de rapporter les restes si nous allions manger au restaurant ou au marché et de ne pas avoir à faire à des contenants jetables. Si vous ne l’utilisez pas souvent pour la nourriture, vous y mettez tous les petits accessoires que vous avez et hop dans le sac à dos de voyage.

Comme à la maison, en allant au marché plutôt qu’au supermarché, vous évitez les produits sur-emballés et vous faites travailler des petits commerçants…

 

Et pour l’eau ?

Alors oui, il est fortement déconseillé de boire de l’eau courante dans certains pays, mais acheter des bouteilles d’eau en bouteille plastique n’est pas la solution non plus.

 

Eau

 

Tout d’abord renseignez-vous. Par exemple, dans certains pays, elle est potable comme c’est le cas en Argentine. Dans d’autres pays, la faire bouillir suffit, comme au Pérou (d’ailleurs, en terme d’exemple, lorsque vous buvez votre thé ou café le matin en auberge de jeunesse, vous pouvez être sûr qu’ils ne font pas bouillir des bouteilles d’eau minérale 😉). Si la faire bouillir n’est pas suffisant, comme en Bolivie car l’eau est pleine de métaux lourd à cause des mines du pays, nous pouvons vous conseiller d’investir dans une gourde filtrante telle que la Water-To-Go qui filtre 99.9% de tous les micro-organismes contaminants : bactéries, virus, protozoaires, fluor, chlore, métaux lourds, maladies présentent dans l’eau, etc. Cette bouteille ne coûte en plus que 35€.

 

Favoriser les réseaux « locaux »

Que vous soyez en voyage ou à la maison, favoriser les réseaux locaux est un bon engagement pour soutenir l’économie locale.

Encore une fois, allez au marché plutôt que dans les supermarchés, de même pour les auberges de jeunesse et les hôtels, favorisez les réservations directes (site perso, téléphone ou sur place) plutôt qu’à travers les plateformes de réservation comme Booking et Hostelworld.

Alors certes, on ne va pas faire semblant, quand on est en voyage dans un pays qu’on découvre, c’est souvent plus facile de réserver via ces plateformes, on les utilise encore aussi.

Mais on a une astuce pour changer ça petit à petit : on regarde en ligne les différents hébergements de notre prochaine destination (localisation, note, équipement, etc), on vérifie les disponibilités puis on va démarcher sans réservation les hébergements qui nous plaisent. On en choisit en général plusieurs dans un même rayon pour plus de facilité (surtout dans les grandes villes) et on va frapper aux portes pour voir si ça nous convient sur place. Ce qui est bien, c’est que souvent, le prix est un peu plus bas en direct plutôt que sur les plateformes (surtout Booking).

 

Favoriser des voyages proches

Il faut se rendre à l’évidence, nous devons changer certaines choses et adapter notre manière de voyager.
Aujourd’hui, il est plus important de sauver la planète, la nature, les animaux et peut-être notre civilisation plutôt que de profiter de tous les plus beaux endroits du monde que nous voyons dans les magasines, dans les films, sur les autres blogs, etc.

L’idée est de favoriser les destinations proches de vous, dans notre cas maintenant, en France et en Europe. Favoriser les micro-aventures, la découverte de notre territoire et de notre patrimoine… Notre pays et notre continent regorgent de paysages merveilleux, nous avons la chance d’avoir plusieurs cultures rien qu’en France entre le nord et le sud par exemple et en Europe entre l’est et l’ouest. Parlons des nombreuses langues parlées sur le territoire européen… Profitons de tout cela !

Passons à des aventures locales pour découvrir et redécouvrir les choses qui sont proches de nous.

 

Choisir un mode de transport durable

On ne le répétera jamais assez mais il est plus qu’important de minimiser les voyages en transport polluant type avion ou bateau de croisière. Limitez-vous au stricte minimum. Favorisez plutôt des moyens de transports peu ou pas polluant type train, vélo, marche, voire voiture en pensant au co-voiturage. Et sur place, préférez emprunter les transports locaux plutôt que les bus touristiques.

Ça paraît être du bon sens tout ça mais pour nous il est complètement aberrant de partir voyager quelques semaines dans un pays comme l’Argentine, par exemple, et prendre cinq vols intérieurs pour pouvoir voir le maximum de choses dans le pays. L’impact est colossal ! Concentrez-vous plutôt sur une ou deux régions d’un pays et faites vos déplacements en transports locaux. La planète vous remerciera (ou du moins vous le fera payer si vous n’êtes pas plus responsable) et l’expérience en sera d’autant plus enrichissante et immersive car vous pourrez vous immerger dans la région visitée plutôt que de la survoler en surface et faire une croix sur votre carte du monde des voyages faits.

 

Voyager en van

Voyager en van, le rêve ! Non seulement nous sommes libres de nous déplacer où nous le souhaitons, mais en plus nous avons notre petite maison avec nous.

En voyageant en van, il est encore plus facile de s’investir dans une vie “zéro déchet” (question de place dans le véhicule 😉)et de se mettre au slow travel. Si en plus vous êtes freelance/digital nomad, vous pouvez voyager en van tout en travaillant ce qui ne vous contraint pas autant dans le temps et dans l’espace comme si vous deviez pointer au boulot chaque jour.

 

Voyage en van

 

De plus, si vous montez votre van seul, vous pouvez choisir des matériaux de récupération (attention au poids final pour le contrôle technique et l’homologation), mettre des panneaux solaires, construire une petite éolienne pour l’énergie complémentaire, etc.

Trouvez toutes les astuces qui rendront votre van éco-responsable un maximum. Et le CO2 produit par l’essence ou le diesel ? Calculez votre empreinte et faite un don annuel à une association qui agit pour l’environnement.

 

Sinon, le van non polluant et auto-suffisant, c’est aussi possible ! Jetez un œil à ces deux expériences assez similaires d’un couple français et d’un autre originaire des États-Unis ayant convertit un combi Volkswagen en solaire et électrique.

 

Éviter certains sites trop populaires

En voyage, il faut savoir repenser certaines choses. On veut tous aller au bout du monde et découvrir des paysages merveilleux, des cultures différentes, mais avons-nous réellement besoin d’aller voir TOUS les sites sur-populaires du monde ?

La réponse est non bien sûr. Alors si vous rêvez de voir un lieu en particulier, allez-y, mais par contre si certains vous parlent moins et que vous savez qu’ils sont en danger à cause du tourisme de masse, évitez donc d’y aller. Vous n’en mourrez pas ! 😉

 

Tourisme au désert d'Atacama

 

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas allées dans le Désert d’Atacama au Chili car les sites sont trop visités et le peu de respect des agences face aux écosystèmes met des zones entières en grand danger. Nous ne sommes pas non plus allées au Machu Picchu au Pérou car le lieu est trop visité. Le gouvernement a mis en place un système qui régule le nombre de visiteurs par jour, mais ce nombre est toujours trop important et le site s’affaisse au fil du temps.

 

En trek et bivouac

S’il y a bien un endroit où il faut être cent fois plus éco-responsable c’est à mon avis, en randonnée, dans la nature, et lorsqu’on bivouac dans des zones magnifiques.

Et c’est là qu’il faut passer à 100% au zéro déchet, de cette manière, vous n’aurez aucune poubelle non organique avec vous, qui vous encombrera dans votre sac et dont vous souhaitez vous débarrasser au plus vite quitte à tout jeter sous un buisson. Parce que oui, beaucoup de gens le font encore, en France et ailleurs. À notre avis, prendre plaisir à se promener dans la nature et jeter ses déchets est une attitude totalement paradoxale et irrespectueuse.

Alors comment faire en randonnée ?
Préparez vos pique-niques vous-même. Si vous partez sur un ou deux jours, en stockant dans des contenants hermétiques, ayez avec vous des couverts et gourdes réutilisables. N’emballez rien dans du plastique ou de l’aluminium, utilisez des tissus réutilisables à la cire d’abeille ou des pochettes à lunch que l’on trouve sur des boutiques en ligne de zéro déchet.

Si vous partez sur une longue randonnée itinérante, l’idée peut-être de mettre dans des sacs à vrac en tissu votre semoule de couscous ou votre riz ou autre ainsi que vos fruits secs. Emballez vos barres de céréales énergétiques faites maison dans un tissu réutilisable en cire d’abeille et rangez-le dans une petite pochette en tissu. Si vous avez des œufs (à cuire ou dur), trouver des rangements doubles conçu pour ça, Chullanka en vend par exemple.

 

Camping

 

Pour ce qui est du réchaud, même s’il est un peu plus lourd (quoi que…), nous préférons le réchaud Biolite qui permet d’utiliser du petit bois de la forêt que l’on trouve sur place lors de nos bivouacs. De cette manière, pas de bonbonnes de gaz vides et encombrantes à transporter. D’ailleurs, au final, le poids d’une grosse bonbonne pleine ou deux petites (suivant votre temps de trek) sera aussi lourd que le transport du Biolite.

 

Pas touche aux animaux

Point très important, ne faites pas d’activité incluant des animaux en captivité, n’achetez pas d’objets fabriqués à partir d’éléments provenant d’animaux protégés. Ne dérangez surtout pas les animaux dans leur milieu naturel. Ne les nourrissez pas. Et ne les touchez pas au risque qu’ils ne soient plus reconnus et rejetés par leur mère ou leurs confrères !

 

Souvenirs, souvenirs

Si vous souhaitez vous acheter un petit souvenir de votre voyage, préférez l’acheter auprès d’artisans locaux plutôt que dans de grands magasins faisant venir leurs produits de loin. Ça sera bien plus authentique, moins polluant (l’objet n’aura pas fait des milliers de kilomètre avant d’atterrir dans votre sac) et surtout vous faite vivre les petits artisans locaux.

Sinon, vous pouvez aussi penser minimaliste et ne pas vous acheter de souvenir qui finira dans un coin de placard et dont vous oublierez l’existence. Vos photos pourront suffire ! 😁

 

Ne laisser aucune trace derrière vous

Pour terminer, suivez le bon adage qui dit de ne laisser aucune trace après votre passage à part celle de vos empruntes de pieds. Ne polluez pas les lieux naturels, ne jetez rien dans la nature, ne laissez rien derrière vous et ne cueillez pas les plantes sur place.

 

Voyage éco-responsable, ne laissez pas de trace derrière vous

 

Voilà des articles très intéressants sur le tourisme aujourd’hui

Pour élargir le sujet, n’hésitez pas à aller lire ces articles.

https://www.lafilledelencre.fr/tourisme-durable/
https://www.sentiersduphoenix.be/le-paradoxe-du-blogueur-end-of-an-era/

 

Alors, ça vous parle de passer à un mode de voyage plus éco-responsable ? Vous pensez quoi vous des problèmes écologiques aujourd’hui et du fait qu’on a bientôt passé la limite qu’il ne fallait pas dépasser ? Parce qu’en effet, on commence à vraiment ressentir les effets des dérèglements climatiques et il est grand temps qu’on se mette tous dans l’engrenage du changement sans attendre que les gouvernements et industriels s’y mettent aussi sinon rien ne changera. De plus, le tourisme est un facteur important de la dégradation de nos écosystèmes avec le nombre de vols quotidien autour de la planète, la dégradation de certains sites qui sont devenus trop touristiques et la pollution engendrée dans certains pays qui n’ont pas les ressources nécessaires pour recycler.

 


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