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Carnet de voyageRéflexions de voyage

Comment est née ma passion du voyage ?

Candie Tolar Grande

Il y a plus d’un an déjà, une collègue blogueuse, Olivia du blog La Fille de l’Encre, posait cette question à plusieurs blogueurs : comment est née votre passion du voyage ? J’en suis venue à réfléchir à cette passion. Effectivement, d’où vient-elle ? Depuis combien de temps est-elle en moi ? Je n’ai pas trouvé la réponse de suite car à bientôt 30 ans, je n’y avais jamais vraiment réfléchi puisque le voyage fait partie de ma vie. J’ai donc cherché au fond de moi pour trouver la réponse et savoir comment est née ma passion du voyage.

 

L’enfance

J’ai toujours été une enfant d’extérieur, une enfant de la nature. J’ai grandi dans le haut-Var, au plus proche de la forêt, des montagnes et des animaux. J’ai grandi en construisant des cabanes dans les bois, en passant mes weekends sur mon VTT et à me dépenser avec mon chien. Je ne voyageais pas comme d’autres personnes dont les parents partaient à l’autre bout du monde en vacances, mais je n’avais pas besoin de surveillance, je connaissais mon territoire et j’ai grandi en sachant me débrouiller, crapahuter, me faire mal et continuer, prendre soin des animaux (pas que les chiens, mes amis étant bergers et fermiers pour beaucoup, ajoutez donc les moutons, les chevaux et les ânes, la volaille, etc). La liberté quoi. En grandissant comme ça, comment voulez-vous vous retrouver dans un bureau ? Difficile voire impossible. Je ne vais pas faire semblant, AUCUN de mes amis d’enfance n’a terminé dans un bureau. Littéralement AUCUN ! Pourquoi ? Tout simplement car on ne peut pas enfermer des enfants de la nature !

 

Candie enfant
Candie – Aventure hivernale dans le Doubs en 1991

 

Alors même si certains n’ont jamais quitté les terres de notre enfance et que d’autres comme moi n’ont pas arrêté de voyager depuis des années, aucun de nous n’a vraiment perdu cette sensation de liberté que l’on ressent en étant au contact des forêts et des montagnes. Aucun de nous ne pourrait survivre en s’enfermant définitivement en ville.

Parce qu’au delà du voyage, se sentir vivant vient du contact que l’on a avec notre environnement et en voyageant, j’ai juste voulu aller découvrir la nature ailleurs également. Aller voir les paysages du monde, les différences de végétations suivant les climats, les espèces d’animaux qu’on rencontre ailleurs…

Mais sinon, le voyage et l’enfance, il y a un lien ?

La graine du voyage m’a été planté dans ces années de l’enfance je pense et ce grâce à TINTIN ! Je n’avais pas 10 ans que je recevais à chaque Noël par mes parents deux ou trois BDs de la collection Tintin. Ce jeune explorateur et inspecteur me faisait rêvait, il m’emmenait dans des aventures à chaque page, il découvrait, visitait, résolvait plein d’énigmes et apprenait beaucoup ! Je n’ai jamais voulu être détective comme lui et même si je pense que l’envie de voyage est née à l’adolescence, les graines ont été plantées inconsciemment par mes parents en m’offrant la collection des bandes dessinées de Tintin.

 

L’adolescence

À cette époque je continuais à lire Tintin, mais en plus je commençais à m’intéresser aux films, aux lieux où les intrigues se passaient et à rêver devant l’atlas de mes parents en re dessinant le monde, en apprenant les capitales, la forme des pays, etc. Par exemple, à l’époque je pouvais citer tous les états des USA et leur capitale ainsi que leur localisation dans le pays. En effet, les USA était LE pays qui m’a fait le plus rêvé pendant de nombreuses années car c’était LE pays qu’on voyait dans les films. Étant une grande fan du film, « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », film que j’ai vu pour la première fois à 9 ans et qui a été tourné dans le Montana, je rêvais ensuite des grands espaces dans certaines régions des USA.

Au fur et à mesure, ajoutez des films comme Sauvez Willy, Forrest Gump, Danse avec les loups, ou encore Jumanji, et bien sûr, la petite adolescente qui commence à s’ennuyer dans sa montagne car elle l’a connait par cœur rêve de contrées lointaines aux paysages grandioses et différents ! 😉

Pourtant au début, j’allais prendre comme beaucoup un chemin bien différent. Je voulais être gendarme sauveteur canin en haute montagne. Lorsque je terminais le lycée, je ne faisais pas le mètre soixante requis. J’ai donc dû abandonner ce rêve. Je l’ai longtemps eu en travers de la gorge. Mais aujourd’hui, avec le recul, je pense que je n’aurais pas aimé la hiérarchie et les ordres qui ne sont pas toujours dans ma logique, je ne regrette donc pas comment les choses ont tourné.

 

 

En terminant le lycée, à 18 ans, je suis donc partie à Tunbridge Wells, une petite ville à 1h au sud de Londres où habitait ma sœur, pour aller faire « au-pair » chez elle et prendre des cours d’anglais. En effet, pour voyager, l’anglais est important. Même si on arrive à voyager sans le parler, je voulais absolument maîtriser cette langue, je voulais communiquer sans galérer. J’ai donc passé environ un an là-bas et je suis rentrée en parlant anglais. Ce n’était pas parfait, mais la volonté et les années suivantes m’ont permis de me perfectionner et de parler un anglais quasi parfait.

Avec la langue la plus parlée au monde dans mes bagages, je me sentais prête. De plus, en passant un an à l’étranger (même si en famille) et à rencontrer de nouvelles personnes, j’en voulais plus. Je voulais découvrir les paysages du monde, les cultures, les langues, les cuisines du monde, etc…

 

La vie d’adulte

Ne trouvez-vous pas bizarre, qu’aucun mot comme “adolescence” ou “enfance” n’existe pour le mot “adulte” ? Pourquoi ? Un adulte doit se ranger ? Ne plus autant profiter de lui-même ? Être sérieux ? Quelle tristesse. Si c’est ça la vie d’adulte, je ne veux pas être adulte ! 😉

Si, en fait je veux être adulte, mais pas “l’adulte”. Rien n’est plus fun que depuis la majorité et les années qui ont suivi. L’indépendance, les voyages, les responsabilités mais dans le bon sens. Les responsabilités choisies, pas celle que la société et le « cycle de la vie » m’a amené à prendre.

Alors, le voyage et la vie d’adulte, ça donne quoi ?

 

Candie Tolar Grande
Visite de Tolar Grande (en Argentine) en Septembre 2018

 

Et bien à l’âge adulte, j’ai pu assouvir mes désirs de voyage et de découverte, de rencontre et d’apprentissage (sur moi-même entre autre). J’ai vécu quelques séjours d’expatriation le temps d’étudier à l’étranger ou pour travailler, j’ai voyagé en sac à dos, en solo ou a deux et j’ai profité de ma vie comme il fallait.

J’ai assouvit les désirs de voyage que j’ai développé grâce à Tintin, aux films et aux livres que j’ai lu et vu en grandissant.

Ma vie d’adulte est donc rythmée en fonction de mes rêves et de mes projets et je m’organise pour travailler en fonction de mes voyages, je ne voyage pas en fonction de l’organisation de mon travail. En tout cas je travaille un maximum pour associer les deux.

 

Je remercie donc Olivia qui, en posant la question qui fallait, m’a permis de réaliser d’où est née ma passion du voyage. En effet, je pense que c’est important de le savoir, de savoir d’où viennent nos envies et nos rêves pour savoir qui nous sommes. Je remercie également Hergé et son magnifique travail sur la bande dessinée Tintin ainsi que tous les réalisateurs, producteurs, acteurs et techniciens qui ont bossé sur les films qui m’ont fait voyager avant que je puisse me lancer moi-même !

 


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Candie

Je voyage depuis des années, voyage au long court en backpacking ou expatriation, et je ne m'en lasse pas. Ce qui me fait vibrer dans tout ça : la nature et les rencontres !
Mais aujourd'hui, la planète est en danger et nous sommes tous responsables. Mon but est donc de partager et d'échanger pour qu'ensemble on se dirige vers un tourisme éco-responsable et un plus grand respect de notre habitat, Terre Mère.
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