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Le Parc National Sajama, notre havre de paix en Bolivie

Parc national Sajama en Bolivie

Séjour : Octobre 2018

Le Parc national Sajama a été le premier parc créé en Bolivie. Il a été mis en place en 1939 pour assurer la préservation de la forêt de Queñua, la plus haute forêt au monde. Cette forêt pousse le long des pentes du Nevado Sajama, le volcan ayant donné son nom au parc et également sommet le plus haut du pays avec ses 6542 mètres d’altitude. Le parc est localisé dans la partie nord-ouest du pays, dans le département d’Oruro, et à la frontière avec le Chili. Nous avons passé 6 jours dans le parc national Sajama au mois d’octobre 2018 et ce fut pour nous une agréable découverte.

 


Pour plus de détails sur la Bolivie, retrouvez notre dossier complet


 

Le parc national Sajama

Informations pratiques

Le parc national Sajama abrite une population d’environ 1800 habitants réunis dans deux villages (Sajama et Tomarapi) ainsi que quelques communautés. Il y a aujourd’hui des milliers de lamas et alpagas ce qui en fait l’espèce la plus répandu du parc ! 😉
La superficie du parc est de 100 000 ha avec comme point le plus haut le sommet du volcan Sajama à 6542 mètres d’altitude. Le reste du parc se situe à des altitudes entre 4000m et 4200m d’altitude minimum.

 

Volcan Sajama
Le magnifique volcan Sajama, plus haut sommet de Bolivie

 

Le parc Sajama est évalué comme l’un des plus beaux du pays et nous ne pouvons qu’approuver ces déclarations. En cinq jours sur place, nous avons vécu des moments d’ébahissements incroyables.

Mais quels sont ces choses merveilleuses du parc national Sajama ?

 

Quoi faire au parc national Sajama ?

 

Sajama plan
Plan du parc national de Sajama

 

Le village de Sajama

Le village de Sajama lui-même ne présente pas un grand attrait tel quel, mais, c’est un petit village typique andin. Les habitants et particulièrement les femmes que l’on croise s’habillent traditionnellement et il est agréable de marcher dans les quelques rues du village.

 

 

Allez par exemple faire un tour du côté de l’église et sur la place principale, juste pour vous imprégner du lieu !

 

Le mirador Montecielo

Le chemin pour aller jusqu’au mirador Montecielo, vous ne pouvez pas le louper ! Depuis le village, vous verrez une route longue et droite qui monte vers une colline en direction du Nevado Sajama, c’est ce chemin-là. Ce n’est pas très compliqué en soi, mais l’altitude pourra vous essouffler. Prenez votre temps pour monter, faites des pauses et prenez suffisamment d’eau avec vous pour vous hydrater car il est recommandé de boire plus en altitude.

 

 

Nous avons aimé monter jusqu’au mirador Montecielo car la vue est superbe, que ce soit sur le village de Sajama et les volcans jumeaux Paranicota et Pomerape, mais aussi sur le Nevado Sajama.

Pour redescendre, nous ne sommes pas passées par la route par laquelle nous sommes montées. Nous avions discuté avec Ana, la gérante de notre hébergement et elle nous avait dit que nous pouvions couper à travers la forêt de Queñua, de l’autre côté du mirador, pour rejoindre la route qui monte au camp de base du Sajama et ensuite aller directement aux eaux thermales. Ce que nous avons fait, voici l’idée :

 

Sajama randonnée mirador Montecielo, Bosque de Queñua, Aguas thermales
Itinéraire allée vers les eaux thermales en passant par le bosque de Queñua

 

Les eaux thermales Manasaya

Quand vous êtes arrivés jusqu’au lieu des eaux thermales, vous trouverez tout d’abord un bassin simple avec une petite cabane, l’eau y est chaude et le bassin relativement agréable. Vous pouvez vous changer facilement dans la petite cabane, mais attention, cet endroit est payant si quelqu’un vient vous voir. En effet, ce bassin appartient à la communauté qui gère également le plus grand bassin aménagé qui est quelques mètres plus loin. Nous y étions allées deux fois. La première fois personne n’était là, nous pensions que le lieu était gratuit. La seconde fois nous y sommes retournées, des hommes étaient là et nous ont demandé de payer. Nous n’avions pas d’argent avec nous car n’ayant vu personne la première fois, nous pensions que ce bassin était à entrée libre.

 

 

Il y a un autre endroit qui est totalement gratuit et naturel. Nos hôtes ont tenté de nous expliquer où il se trouvait après notre mésaventure, mais nous n’en sommes toujours pas certaines aujourd’hui. N’hésitez pas à demander à vos hôtes au village de Sajama.

Prix des eaux thermales : 30 bolivianos par personne.

 

Les geysers de Junthuma

Pour monter jusqu’aux geysers, il faut prendre le chemin qui continue derrière l’église, traverser des terrains où paissent les troupeaux de lamas et alpagas, passer non loin de certains « hameaux » et suivre la direction que nous indiquent les panneaux d’indication des geysers.

 

 

Attention aux distances affichées, elles sont complètement fausses par contre et vous vous en rendrez facilement compte en voyant « geysers à 3km » puis plus loin « geysers à 6km ». Ils sembleraient qu’ils aient du mal avec l’ordre des panneaux ! 😉

 

Les lagunas d’altitude

Pour aller aux lagunes d’altitude, il y a plusieurs solutions :

  • Avoir une tente et un équipement de relativement bonne qualité avec vous et partir du village en direction des geysers puis continuer après ceux-ci. Vous pourrez camper près des lagunes puis redescendre le lendemain ou surlendemain (en fonction du temps que vous prenez) du côté des eaux thermales.
  • Payer les services d’un guide avec une voiture qui vous montera quelques kilomètres après les geysers et vous pourrez ensuite faire le reste à pied. Si vous prenez cette option, vous pouvez faire votre sortie en une seule journée. Nos hôtes nous avaient même proposé de revenir nous chercher aux geysers en fin de journée si nous faisions cela.

En ce qui nous concerne, nous ne sommes pas montées jusque là-haut et aujourd’hui je le regrette un peu personnellement.

 

La laguna Huayñacota

Nous avons marché 12 km allée puis 12 km retour pour aller voir la laguna Huayñacota. Nous avions passé une très bonne journée car même si nous avions eu des nuages et quelques gouttes sur le chemin du retour, nous avons pu découvrir cette jolie laguna où vivent quelques beaux oiseaux. Nous avons également eu un joli reflet du Sajama dans la laguna, même si ce n’était pas parfait sur le plan photographique.

 

 

L’ascension des volcans Sajama, Parinacota et Pomerape

Si vous allez à Sajama, vous pouvez planifier l’ascension de quelques volcans. Le plus accessible est le Parinacota que vous pouvez faire en une journée.
Le Pomerape et le Sajama sont plus techniques et difficiles, mais si vous avez l’habitude de faire des ascensions et que vous avez l’entrainement adéquat, ils ne sont pas inaccessibles du tout.

 

Volcan Sajama
On se le grimpe ce volcan Sajama ?! 😉

 

Si vous souhaitez planifier une ascension lors de votre séjour, nous vous conseillons de contacter Mario via WhatsApp : +591.7372.7956. Il est guide local à Sajama et c’est le mari d’Ana, la gérante de notre hébergement au village. Il est très gentil et professionnel.

 

L’écolo-note

Le Parc national Sajama, même si relativement propre et protégé, n’est pas libre de toute pollution. Les habitants du village enfouissent et brûlent les déchets proche du village, entre les dernières maisons et le mirador Montecielo. Si vous vous promenez dans cette zone, vous verrez que le vent emporte certains déchets légers tout autour de ces zones et dans la nature. Les lamas et alpagas paissent autour de ces déchets.
La solution pour contrer ça est de faire un maximum pour ne pas produire de déchets lors de votre passage pour ne pas laisser d’empreintes. Pour cela, vous pouvez apprendre à voyage #ZéroDéchet. C’est possible !

Il y a un autre cas de pollution visible au parc Sajama et celui-ci se situe au niveau des geysers de Junthuma. Des gens vont jusqu’aux geysers avec leurs œufs et les font bouillir dans les geysers. En soit, ce n’est pas un problème. Le problème est de laisser les coquilles pourrir dans et autour des geysers, d’abandonner les boîtes d’œufs et les canettes du bière sur le site comme le montre ces photos.

Si vous-même voulez tester de faire cuire vos œufs dans les geysers, le minimum à faire est ensuite de ramasser vos déchets et ne surtout pas les laisser dans la nature !

 

Les informations techniques des différentes marches dans le parc Sajama

Boucle village de Sajama – Mirador Montecielo – Eaux thermales – village

  • Type : Boucle
  • Niveau : Moyen
  • Durée estimée : Environ 5 heures en totalité (donc avec cafouillage dans la partie de la forêt de Queñua où il faut se frayer un chemin)
  • Distance : Approximativement 16 km
  • Dénivelé positif cumulé : 272 mètres

 

Aller-retour geysers de Junthuma

  • Type : Aller/Retour
  • Niveau : Facile
  • Durée estimée : Environ 4 heures
  • Distance : Approximativement 16 km
  • Dénivelé positif cumulé : 169 mètres

 

Aller-retour laguna Huayñacota

  • Type : Aller/Retour
  • Niveau : Facile
  • Durée estimée : Environ 5h30
  • Distance : Approximativement 24 km
  • Dénivelé positif cumulé : 93 mètres

 

Comment se rendre au parc national Sajama ?

Pour aller à Sajama depuis La Paz ou Oruro, prévoyez votre journée et de quoi grignoter car c’est une aventure à part entière ! 😉

 

Volcan Sajama
Autre angle du volcan Sajama

 

Depuis La Paz

Pour aller à Sajama depuis La Paz, vous pouvez prendre un bus direction Oruro au terminal principal de la ville de La Paz. Quand vous montez, prévenez directement votre chauffeur que vous souhaitez vous arrêter à Patacamaya et si vous utilisez maps.me comme nous et que vous voyez sur votre GPS que vous arriver proche de la ville, n’hésitez pas à lui rappeler à nouveau. Le bus vous arrêtera au bord de la route et vous n’aurez plus qu’à marcher une vingtaine de minutes pour arriver le long de l’avenue principale de Patacamatya et demander où prendre votre bus en direction de Sajama. Le trajet dure 3h/3h30 en fonction du trafic à La Paz et coûte 10 bolivianos par personne.

 

Depuis Oruro

Si vous venez d’Oruro, ce qu’on a fait, vous pouvez prendre un combi dès 6h du matin au terminal de la ville d’Oruro. Comme il y a deux terminaux de bus, voilà la localisation : Terminal de Ómnibuses de Oruro-Centro.
Le combi va à Patacamaya et vous arrêtera proche de l’arrêt pour Sajama. Le trajet dure seulement 1h30 pour 15 bolivianos par personne.

Une fois à Patacamaya, profitez de faire quelques courses pour avoir de quoi grignoter une fois à Sajama car il y a peu de choses au village a part quelques petites épiceries locales qui vendent principalement des snacks.
Ensuite, il vous faudra peut-être demander autour de vous où se trouve l’arrêt du combi en direction de Sajama sauf si vous avez la chance, comme nous, de tomber sur un chauffeur entre Oruro et Patacamaya sympa qui vous déposera à cet arrêt en faisant demi-tour.
Le combi pour aller à Sajama part lorsqu’il est plein, entre 12h et 13h (parfois plus tôt s’il est plein, ça peut-être jusqu’à 14h s’il a du mal à se remplir. Ce trajet dure environ 2h/2h30 et coûte 30 bolivianos par personne.

 

Quitter le village de Sajama

Pour quitter le village de Sajama, c’est plutôt simple, mais il faut être prêt à se lever tôt. Le combi se trouve sur la place principale (il se peut que vous ayez à l’attendre dans le froid et qu’il arrive au dernier moment). Il part à 6h du matin (5h le dimanche) et coûte 30 bolivianos par personne également pour aller jusqu’à Patacamaya. Attention, les locaux ne sont pas super sympas en ce qui concerne le combi. Nous étions quelques touristes à être arrivé bien avant eux au point d’être frigorifiés et lorsque le bus est arrivé, ils se sont précipités pour prendre leur place en nous laissant nous entasser comme des sardines à l’arrière et j’avais littéralement « le cul entre deux chaises », ce qui était absolument inconfortable pendant 2h30 de route. C’est la vie de voyage, on accepte et on fait avec, mais soyez prévenu que vous serez pas avantagé du tout.

Une fois à Patacamaya, si vous allez à Oruro ou à La Paz, vous n’aurez plus qu’à faire le trajet en sens inverse en suivant les instruction précédente.

 

Où dormir au village de Sajama ?

Nous avons dormi à l’hébergement Posada Panatura de Mario et Ana. Ana gère l’hébergement et les repas (petit-déjeuner et soir) alors que Mario s’occupe des excursions pour les touristes désireux du service.

Tous les deux sont des gens très gentils et serviables, nous avons adoré rester chez eux. Les chambres sont des petites habitations contenants 1 lit double, 2 lits simples ou 1 lit double et 1 lit simple. Chaque habitation comprend une petite salle de bain, mais pour l’eau chaude, il faut revenir. Nous avions payé 60 bolivianos pour une habitation avec 2 lits simples.

 

 

Pour ce qui est des repas, le premier soir, nous avions pu cuisiner dans la cuisine d’Ana. Elle a été très gentille de nous laisser faire car nous avions de la nourriture à terminer, mais nous sentions que nous gênions un peu. C’est chez elle mine de rien, c’est son espace personnel.

Par la suite nous prenions les repas du soir à l’hébergement pour 20 bolivianos par personne. Pour ce qui est des petit-déjeuners, ils étaient toujours très bon et complet (fruits frais, céréales, yaourt, beurre, pain et boisson chaude) pour 15 bolivianos par personne.

 

Village de Sajama
Posada Panatura (au centre à droite de la route principale)

 

Pour contacter Ana via WhatsApp : +591.7401.7189.

 

Les cinq jours que nous avons passé au parc national Sajama ont été parfaits pour nous. Ce lieu peu touristique et tranquille aura été notre havre de paix en Bolivie. Nous avons adoré le calme qui y régnait et le fait que nous n’avons absolument pas besoin d’un guide pour visiter le parc. Il est possible de louer les services de quelqu’un sur place comme nous vous l’expliquons dans l’article, mais ce n’est absolument pas nécessaire pour aller voir les lieux accessibles autour du village.

 


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Candie

Je voyage depuis des années, voyage au long court en backpacking ou expatriation, et je ne m'en lasse pas. Ce qui me fait vibrer dans tout ça : la nature et les rencontres !
Mais aujourd'hui, la planète est en danger et nous sommes tous responsables. Mon but est donc de partager et d'échanger pour qu'ensemble on se dirige vers un tourisme éco-responsable et un plus grand respect de notre habitat, Terre Mère.
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